Image : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 – Format 1.85
Son : Dolby Digital 5.1 et DTS Anglais.
Sous-titres : Français, Anglais.
Bonus – Disque 1 :
- Commentaire audio du réalisateur et de l’équipe technique
Bonus – Disque 2 :
- Making of " Voyage au cœur de Fureur "
- L’Entraînement intensif à Pataya
- Casting de Yu Nana à Pékin
- Scène supplémentaire avec commentaire du réalisateur
- Photos de tournage de
Karim Dridi
- Carnets de travail du chef décorateur
- Court-métrage "Le boxeur endormi" de
Karim Dridi
- Film annonce et promo reel
NOTRE AVIS :
Histoire d’amour sur fond de boxe thaïlandaise, FUREUR nous plonge dans l’univers des combats clandestins et des règlements de compte dans le Chinatown parisien.
Disponible dans une édition double DVD tirée à 35000 exemplaires, le film de
Karim Dridi s’invite dans votre salon pour un combat en deux rounds…
Premier Round : le film
Comme vous pourrez le constater, la mention DTS figure en capital sur la jaquette contenant le film et le livret qui lui est consacré. Inutile de vous préciser donc que tout à été mis en œuvre afin de conférer au long-métrage une intensité dramatique par le biais de sonorités savamment dosées. FUREUR commence logiquement par un combat opposant Manu, le frère de Le Bihan, à un boxeur venu de Thaïlande au sein d’une arène moderne, véritable caisson de résonance. Le DTS sert ainsi le film, nous restituant avec précision toute une palette d’éléments environnementaux allant de la pluie, aux flammes léchant le garage incendié de Rapha (Le Bihan). Mais à ce jeu de la surenchère acoustique, la piste centrale capitule et nous restitue des dialogues grésillant par instant, et survolant le film comme autant de paroles jetées en l’air.
Visuellement travaillé, FUREUR jouit également d’une image de qualité sublimant les multiples tons empruntés par la photographie. Un uppercut porté à froid… Et on repart chacun dans son coin.
Deuxième Round : les suppléments
Après vous être remis de la lourdeur (des coups) du long-métrage, le second disque vous propose de découvrir l’origine du mal…
Un making of de 40 minutes nous plonge ainsi dans l’envers du décor. Si les premières minutes sont assez prometteuses, on y constate, notamment, les difficultés de langue dictées par un casting pluriethnique, la suite emprunte la voix de garage. Sans révolutionner notre conception du documentaire, ce " voyage au cœur de FUREUR " suit un schéma narratif classique, et structurée, détaillant les diverses phases de production. De la préparation physique à Pataya aux essais de Yu Nana à Pékin (faisant tous deux l’objet d’une section distincte de l’ensemble), en passant par la mise en scène des combats et le résultat final, vous pourrez juger de la qualité de metteur en scène du jeune Dridi. Une présence sur le plateau résumé par l’un des ses collaborateurs en ces termes : "Karim aime quand l’acteur prend la scène en charge". Le moins que l’on puisse dire c’est que cela se ressent !
Outre ces quelques minutes au jeu de jambe incomparable, une scène supplémentaire timidement commentée, une galerie de photos reprenant le contenu du livret ainsi qu’un court métrage expérimental nous sont proposés. De quoi vous occuper au moins dix bonnes minutes de plus, juste le temps du décompte final.
Un DVD soigné qui mise tout sur le punch de ses configurations audio et vidéo, pour un film tirant malheureusement chez les " poids coq ". Si vous souhaitez vous mesurer à quelqu’un de taille pour un combat dont la seule issue serait le KO, ROCKY doit pouvoir se libérer…
Grégory Delavallée