Après les voitures de
Fast And Furious, les cascades, les avalanches et les muscles toujours huilés de
Xxx, les sociétés secrètes de
The Skulls, les tunnels qui s'effondrent de
Daylight,
Rob Cohen nous invite aujourd'hui à une petite balade dans les airs. A voir la filmo du réalisateur, on s'attend bien sûr à un film musclé, avec explosions à la demande, cascades à foison, effets spéciaux grandioses, tir à la mitraillette, au lance missile ou à la machette - bref, l'idéal pour une soirée d'été où nos neurones eux aussi ont besoin d'un peu de vacances. Le résultat est là, et si vous êtes fan du genre gardez les yeux fixés sur le ciel… pardon sur l'écran, c'est sûr que ce
Furtif ne passera pas inaperçu.
Certes, le scénario pêche par tant d'invraisemblances, d'énormités et d'excès accumulés. Oui, l'histoire crie au déjà-vu et tient sur deux post-it écrits en grosses lettres. D'accord, tout est archi-convenu et rien ne déroge à la règle des grosses productions hollywoodiennes. De l'action, un temps mort, de l'action, un mort, de l'action, une happy end, et bien sûr, pas de suspens. Mais soyons réaliste,
Furtif est un film d'été, pour l'été, à regarder sans réfléchir, sans penser à rien d'autre qu'à se divertir. Et pris comme un gros gâteau plein de crème chantilly,
Furtif est plutôt facile à digérer. Un petit reproche : à nous envoyer aussi longtemps en l'air,
Rob Cohen nous fatigue un peu et aurait mieux fait de faire le petit joueur en coupant quelques scènes inutiles. Mais les séquences aériennes sont impressionnantes, les effets spéciaux spectaculaires… On a parfois l'impression d'être au cœur d'un bon jeu vidéo, aux commandes d'un avion supersonique, à se demander nerveusement sur quel bouton il faut appuyer pour dégommer ces méchants très très méchants. Rien de nouveau à l'horizon, juste un bon gros film d'action à déguster entre potes avec pop-corn, chouchous et caramels.
Aurélie Maulard