Résumé du film GabrielleUne maison où on aime venir. De longues soirées où on écoute, regarde, rit, affirme une chose puis son contraire. C'est l'avantage des cercles d'habitués, on se connaît si bien. Élans de franchise ou excès de dissimulation, instants de doute, de joie fondée ou infondée, tout s'y côtoie, pour le plaisir des invités et des maîtres de maison. À ces derniers, tout réussit et leur existence est de celles qu'on envie.
Mais soudain, l'horloge se dérègle. Un jour, quelqu'un part, et tarde à revenir. Et quand la sonnette retentit enfin, le monde a basculé. Un jour, un homme et une femme se retrouvent dans cette maison et se voient vraiment pour la première fois. L'un l'a voulu, l'autre non. L'un veut parler, l'autre pas. Difficile d'être dans la même maison quand on ne veut pas les mêmes choses. Galerie Photos : GabrielleLes avis sur le film Gabrielle
Critiques : Gabrielle -
Libération

" Adaptation d'une nouvelle de Joseph Conrad, Gabrielle de Patrice Chéreau effectue une plongée suffocante dans les déchirements d'un couple. "
Gérard Lefort (article entier disponible sur le site de Libération)
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Zurban

" Hors des modes, hors du temps, ce film est une sonate interprétée par deux virtuoses."
N.T.Binh (article entier disponible dans Zurban n°266, page 31)
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Cinelive

" Isabelle Huppert est comme toujours magistrale (…) mais c'est Pascal Grégory qui crée l'événement (…) une œuvre enfiévrée et passionnante. "
Xavier Leherpeur (article entier disponible dans Cinélive n°94, page 54)
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Elle

" Un film d'époque en costumes, qui raconte une très actuelle histoire de couple et de désamour. Envoûtant. "
Anne Diatkine (article entier disponible dans Elle n°3117, page 34)
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Le Monde

" Patrice Chéreau fait du cinéma, pas n'importe lequel. Moraliste, pictural, à l'affût des âmes blessées. Référence aux grands maîtres, goût du raffinement, clin d'oeil aux primitifs. "
Jean-Luc Douin (article entier disponible sur le site du Monde)
Entretien avec Isabelle HuppertLe 1er janvier 2004, Patrice Chéreau m'a adressé un texto en guise de bons voeux pour me dire qu'il se mettait à écrire pour moi. L'année commençait bien. Il y avait eu des signes avant coureurs et des occasions de se dire qu'on travaillerait bien ensemble. Puis, peu de temps auparavant, le tournage du Le Temps Du Loup de Michael Haneke où l'on était tous les deux acteurs : on s'était très bien entendu. L'envie était là, il fallait juste la concrétiser. Il a tenu promesse, ça m'a fait plaisir. Patrice m'a dit qu'il pensait adapter une nouvelle de Joseph Conrad, "Le Retour", mais m'a demandé de ne pas la lire, car le personnage de femme qu'il me proposait y était très décevant. C'était une silhouette. Très vite, j'ai pu avoir une première continuité du scénario, et ce personnage, Gabrielle, avait pris de l'importance : il s'était mis à exister réellement. Comme si le film l'avait créé pour moi. Patrice rend les acteurs proches de son film, il les implique dans le processus de fabrication. Lui-même est très associé à la confection des costumes, des décors. Entretien avec Pascal GreggoryCe rôle est un cadeau de Patrice Chéreau qui avait envie de retravailler avec moi au cinéma. Aussi, quand Isabelle Huppert s'est mise d'accord avec lui pour ce film, il a pensé à moi pour faire couple avec elle. Avec Isabelle, nous avions déjà tourné ensemble sur deux films. Je la connais bien. L'idée de retravailler avec elle me plaisait, m'intéressait, et en même temps me faisait un peu peur. Car Isabelle est une actrice qui semble intouchable, invulnérable, à laquelle il ne semble pas toujours possible de pouvoir tout dire. C'est intimidant et, en même temps, très porteur de l'avoir pour partenaire : pour peu que vous ne vous laissiez pas trop impressionner, son exigence et son talent vous tirent vers le haut. Entretien avec Patrice ChéreauJe cherchais un sujet de film sans vraiment le chercher. C'était un moment où je lisais beaucoup. Et je suis tombé sur une édition des nouvelles de Joseph Conrad qui venait de sortir chez Gallimard. J'aime lire des nouvelles et je ne connaissais pas toutes celles de Conrad. En arrivant à celle qui est intitulée "Le Retour", en juin 2003, je me suis dit, l'espace d'un instant, que ça pourrait devenir un film : mais comme on ne peut pas toujours tout lire dans sa vie en |
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