Troisième des sept films de Walsh avec
Errol Flynn,
Gentleman Jim est sans doute, avec la
Charge Fantastique et
Aventures en Birmanie leur plus brillante collaboration. A travers la personnalité de l’acteur (dont il se plait à dégager d’autres aspects que Michael Curtiz qui venait de le diriger dans douze films dont le dernier fut l’inoubliable
Aigle des mers) et à travers la personnalité de Corbett, Walsh dessine le portrait d’un homme ambitieux, culotté, rusé, vaniteux, insolent… chez qui l’appétit de vivre, extrêmement développé, est constamment à la recherche d’autres nourritures.
C’est ce caractère polyvalent qui fait de lui un parfait héros walshien. Corbett veut devenir à la fois un citoyen respecté de la haute société de San Francisco, un grand boxeur et un acteur shakespearien…
Jacques Lourcelles
(Dictionnaire du cinema / Laffont)