Jolie petite fable que celle de Georges, le singe à la bouille angélique ! Ici, la curiosité est l’élément déclencheur de belles aventures palpitantes pour le primate et son ami, Ted, l’homme au chapeau jaune. C’est la petite bête malicieuse et incorrigible qui va apprendre à l’être humain comment se sentir vivant, même si ce dernier est au premier abord réticent à toute folie extra professionnelle.
Il se dégage une extrême sympathie de tous les personnages, même de Bloomsberry Junior qui n’agit mal que parce qu’il se croit mal-aimé de son père. Tiré des histoires illustrées des Reys, le film retranscrit parfaitement l’esprit des livres en privilégiant un graphisme épuré en 2D et en rendant hommage aux couleurs primaires et aux minutieux dessins des auteurs. Les adultes seront empreints de nostalgie devant ce dessin animé, vestige d’une méthode désormais mise au ban, et voudront se replonger dans leurs lectures d’enfance pour faire revivre la magie.
À l’apparence simple et gentillette, le film aborde des thèmes essentiels comme l’épicurisme « Cueille le jour sans te soucier du lendemain » ou encore la médiation des savoirs. En effet, si au début Ted endort les enfants au musée par ses discours interminables, il finit par comprendre que le meilleur moyen de leur transmettre ses connaissances est de les faire participer à des activités.
Contrairement à beaucoup de films destinés au jeune public,
Georges le Petit Curieux adopte un langage correct et fait appel à l’intelligence des chérubins. Il encourage la curiosité et l’imaginaire. Les petits clins d’œil humoristiques comme la référence à
King Kong et la tendresse qui émane du film, toucheront le cœur des petits comme des grands. Et la bande originale, assurée par
Jack Johnson, vient sublimer cette balade onirique.
Attention ! Vos minots pourraient avoir envie de troquer votre joli caniche Médor contre un petit singe plein d’énergie.
Gwendoline Jamesse