Un film de
Terry Zwigoff, avec
Thora Birch,
Scarlett Johansson,
Steve Buscemi,
Brad Renfro
SYNOPSIS
Enid Coleslaw et Rebecca Doppelmeyer sont deux lycéennes. Elles n’ont jamais apprécié les autres élèves qu’elles jugent trop immatures. Lorsque la fin de l’année approche, elles décident de vivre ensemble mais Enid n’obtient pas son diplôme et est obligée de suivre les cours d’été. Elle rencontre alors Seymour, un adulte particulier.
L’AVIS DE LA REDACTION
GHOST WORLD est un film sensible et intelligent, plein de tendresse et de justesse sur le monde de l’adolescence, ou plutôt sur ce passage délicat de la jeunesse à l’âge adulte. Ce moment où il faut exister par soi-même, s’assumer, quitter le lycée et ses amies, pour vivre seule. Premiers boulots, premiers appartements, rébellion face au monde extérieur si bien organisé dans lequel il va falloir se couler. Le réalisateur
Terry Zwigoff dresse, à travers les figures de ces deux adolescentes aussi différentes que complémentaires, le portrait d’une génération à la fois détonante et désabusée, fière et fragile. Les deux héroïnes sont fantastiques de naturel, l’une aussi sérieuse et plastiquement parfaite que l’autre est originale et déjantée. L’équilibre entre
Thora Birch (Enid) et
Scarlett Johansson (Rebecca) est d’ailleurs assuré tout au long du film, même si leurs chemins, indissociables au début, vont peu à peu se séparer. Les personnages secondaires sont tout aussi jouissifs, à commencer par l’interprétation de
Steve Buscemi en célibataire paumé et solitaire, ou encore celle d’Illeanna Douglas, en prof d’arts plastiques insolite et allumée.
Après avoir réalisé deux documentaires (LOUIE BLUIE et CRUMP)
Terry Zwigoff signe ici son premier long-métrage de fiction. Un coup d’essai rapidement transformé, puisque son film fut récompensé par le prix du jury au dernier Festival de Deauville, et
Thora Birch y rafla le prix d’interprétation féminine. GHOST WORLD est une vraie découverte, un petit régal, à savourer à la fois par les ados et leurs parents, qui replongeront avec délices et nostalgie dans les frasques de leur adolescence.
Sarah Beaufol
LE DVD :
Image : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 – Format 1.85
Son : Dolby Digital 5.1 et 2.0 Anglais et Français
Sous-titres : Français
Bonus :
- Tout l’univers de Dan Clowes, auteur de la BD culte
- Interview du réalisateur
- Clip hommage de Deadpopclub
- Galerie de photos
- Filmographies
- Bande-annonce
FICHE TECHNIQUE
Producteur :
Terry Zwigoff
Scénaristes :
Terry Zwigoff et Daniel Clowes
Directeur de la photo : Affonso Beato
Costumes : Mary Zophres
Musique : David Kitay
Casting : Cassandra Kulukundis
FICHE ARTISTIQUE :
Thora Birch : Enid
Scarlett Johansson : Rebecca
Steve Buscemi : Seymour
Brad Renfro : Josh
Illeana Douglas : Roberta Allsworth
Bob Balaban : Enid's Dad
Stacey Travis : Dana
Charles C. Stevenson Jr. : Norman
Dave Sheridan : Doug
Tom McGowan : Joe
Debra Azar : Melorra
Brian George : Sidewinder Boss
Pat Healy : John Ellis
Rini Bell : Graduation Speaker
T.J. Thyne : Todd
Voir le site officiel français
Voir le site officiel américain
L’AVIS DE LA PRESSE :
Les Inrocks :
« « Ghost World » nous dit avec piquant et mélancolie, cruauté et tendresse, toute la difficulté à vivre le passage de l’enfance à l’âge adulte, à se définir dans le monde et à assumer sa complexité »
Amélie Dubois (article entier disponible dans Les
Inrocks n°341, page 109)
CinéLive:
« Hors des canons hollywoodien des campus-movie où de joyeux décérébrés se font la course au box-office, un cinéma différent persiste fort heureusement à prendre le contre-pied des modes, jusqu’à aller descendre le drapeau américain, s’en prenant aussi sûrement aux valeurs qu’au fameux rêve qu’il représente. »
Christophe Chadefaud (article entier disponible dans Cinélive n°58, page 66.)
Studio Magazine :
« Si ce film a le mérite de dresser une satire de l’Amérique aseptisée actuelle, laissant sa jeunesse sans appétit pour la vie, il aurait convaincu avec une forme d’humour plus absurde et une mise en scène plus personnelle. Tel quel, il laisse le spectateur sur sa faim. Mais Steve Buscemi, parfait de résignation et d’ironie, vaut le détour. »
J.M. (article entier disponible dans Studio Magasine n°XX, page 179)
Première :
« Derrière son attitude misanthrope, « Ghost World » est un film profondément humain. Et rappelle que la beauté peut apparaître là où on l’attendait le moins. »
Mathieu Carratier (article entier disponible dans
Première n°304, page 57.)