Un film d'
Andreas Dresen
SYNOPSIS :
De nos jours à Francfort sur l’Oder, à l’est de l’Allemagne près de la frontière polonaise. L’histoire de deux couples d’amis à l’approche de la quarantaine. Uwe tient une buvette de restauration rapide, et est mariée à Ellen qui travaille dans une parfumerie. Chris, animateur d’une radio locale, vit avec Katrin caissière au parking des poids lourds. Mais l’amitié trop proche des deux couples mène peu à peu à l’inévitable Chris et Ellen vont avoir une aventure, vont tomber amoureux l’un de l’autre, et souhaiteront emménager ensemble, brisant évidemment la vie des deux autres.
L'AVIS DE LA REDACTION :
Le film GRILL POINT est avant tout une expérience. Produit avec très peu de moyens, toute l’équipe jouissait d’une grande liberté et indépendance. Ainsi, l’idée du réalisateur
Andreas Dresen était de dissoudre toute hiérarchie dans la petite équipe, composée de sept techniciens et quatre acteurs. Le tournage a eu lieu sans scénario, sans plan de travail et sans contraintes de production. C’est la seule bonne entente entre les personnes derrière et devant la petite caméra numérique qui a donné une telle force à ce film.
GRILL POINT est un film très beau et sensible sur les troubles amoureux de deux couples amis dans l’ancienne Allemagne de l’Est. Une tranche de vie, qui fera basculer les deux couples du film et réfléchir le spectateur sur l’amour, la vie de couple, la trahison et le pardon.
Pour pouvoir improviser plusieurs scènes du film les acteurs de Grill Point ont passé deux semaines dans la peau de leurs personnages, en faisant leurs métiers dans cette ville près de la frontière Polonaise. Et cela se sent, tout est tellement réaliste que cela ressemble souvent à un documentaire. Ceci est renforcé par des interviews des personnages sur leur histoire parsemées dans le film. L’idée est intéressante et rapproche le spectateur des personnages. L’identification est alors inévitable.
"Qu’aurai-je fait à leur place ?" Se demande-t-on alors ; et le film et ses personnages nous accompagnent encore un bon moment après la sortie de la salle obscure.
Pablo Chimienti
NOTES DU REALISATEUR, Andreas Dresen :
L’idée
"Le point de départ a été le film que j’avais réalisé RENCONTRE NOCTURNES et pour lequel nous avions reçu, Peter Rommel le producteur et moi-même, 600.000 euros (à l’exception d’un supplément financier de Bavaria Film International). Nous souhaitions donc réinvestir cette somme le plus vite possible dans un projet qui nous faisait plaisir et sans avoir de compte à rendre à personne. L’idée de départ a été de faire un film indépendant, sans pertes financières personnelles, et pour cette raison, nous avons développé un système distribuant à chaque membre de l’équipe la même somme globale par jour. La dissolution d’une hiérarchie dans l’équipe était partie intégrante du projet.
Je voulais pouvoir travailler sans scénario, selon une méthode proche du documentaire, avec un peu plus de liberté. Même si cela pouvait paraître un peu naïf, je me suis tenu à cette idée. Je rêvais d’une petite équipe qui pourrait tenir dans un mini-car .
L’équipe se composait de 7 personnes et de 4 acteurs et nous avons vécu ensemble dans un petit hôtel à Francfort sur l’Oder. Nous avions un bel espace collectif, mais chacun avait sa chambre, ce n’était pas Loft Story ! "
L’AVIS DE LA PRESSE :
Télérama :
" Sur sa lancée, Andreas Dresen se risque à quelques coquetteries inutiles et semble parfois rêver de réussir un remake germanique du Déclin de l'empire américain. Mais sa sincérité l'emporte, et celle de ses comédiens maintient de bout en bout une émotion finalement très sutile" Frédéric Strauss (article entier disponible sur le site de
Télérama)
CinéLive:
" Toutes les excuses sont valables pour faire l'impasse sur cette chronique anecdotique et avachie d'un cocuage teuton"
Philippe Paumier (article entier disponible dans Cinélive n°63, page 62)
Libération :
" Grill Point est au diapason de son gag récurrent : un orchestre casse-bonbon (en vrai le groupe de musiciens berlinois 117 Hippies) qui joue avec nos nerfs entre agacement réel et rigolade somme toute touchante."
Gérard Lefort (article entier disponible sur le site de
Libération)