Douze années se sont écoulées depuis que
Benito Zambrano a étudié à La Havane.
"Lorsque je suis arrivé, j'étais très jeune, j'ai été l'homme le plus heureux du monde. J'apprenais des choses nouvelles tous les jours". Comme il le dit lui-même, le film est un hommage au peuple qu'il a appris à connaître pendant ces années, entre 1992 et 2004. C'est un hommage à sa dignité, à sa gaieté. "Le film m'a permis d'exorciser, non pas des sentiments que j'éprouve pour ce pays, mais plutôt des engagements que je me suis fixés en tant que créateur vis-à-vis de son public. Quand je suis arrivé à Cuba,
Solas était en gestation. Ensuite ça a été au tour de
Habana Blues. L'idée de faire ce film m'est venue en écoutant un concert que donnaient des grands de la nouvelle musique cubaine. Quand je les ai vus jouer, ça m'a donné envie d'écrire l'histoire d'un musicien noir."