NOUS ETIONS LIBRES est un long-métrage qui nous laisse dubitatif. L'action du film est au premier abord plutôt attrayante… Dans les années 30, un peu folles et légères, le scénario se concentre sur l'amitié et l'amour qui lie trois personnalités qui ne se ressemblent en rien. Un trio inséparable formé de la très belle, frivole mais charismatique Gilda (
Charlize Theron), du jeune premier et idéaliste anglais, timide mais épris Guy (
Stuart Townsend) et de Mia (
Penelope Cruz), élève infirmière espagnole, danseuse et stripteaseuse à ses heures…
L'histoire d'une passion qui s'étend sur 20 ans, voilà ce que nous raconte le film. Beaucoup de scènes se succèdent sur des plans amoureux, mais le réalisateur n'entre jamais vraiment dans le film. Cette flamme, cette ivresse à trois, même au centre du long-métrage, paraît indolore et n'arrive pas à prendre son envol. On reste comme agrippé au sol, insatiable et insatisfait !
Les scènes comme celles de la guerre en Espagne ou de l'invasion des allemands sont loin d'être assez approfondies et on se demande alors, pourquoi le cinéaste les a incluses.
Tout est aseptisé comme si l'histoire d'amour des trois protagonistes suffisait à elle seule à faire un film. Ici, non. Dommage et plutôt décevant pour un long-métrage qui se veut indépendant et compte parmi ses acteurs principaux, deux femmes de première classe :
Charlize Theron et
Penelope Cruz. Même Paris au centre de l'intrigue est quelques fois représenté en studio. Paris dont les plans larges sur la ville paraissent comme des images récupérées et réutilisées plusieurs fois. Un Paris qui ne reflète en rien sa réputation de ville lumière et de capitale de l'amour…
NOUS ETIONS LIBRES aurait pu être un très beau film, passionné, libre mais le résultat n'est malheureusement pas à la hauteur de l'Histoire avec un grand H.
Sohini Gogel