Dans les rue de Harlem, à New York, une jeune fille, Honey, n’a qu’une seule idée en tête : vivre pour la danse et exister par la danse. Le réalisateur
Bille Woodruff signe ici un premier film dont la trame - le hip-hop, le melting pot culturel, la rue – manque de saveur…
HONEY ne déplaît pas mais dès le départ le spectateur connaît le fin mot de l’histoire pour l’avoir déjà vu maintes fois à la télévision et au cinéma. Les films sur des danseuses, des chanteuses ou artistes exceptionnellement douées qui vivent dans des quartiers défavorisés, qui connaissent la gloire puis la descente aux enfers avant de s’en sortir finalement… Le filon est épuisé et le schéma trop de fois utilisées.
Et pourtant, on ne peut ignorer le premier long-métrage de
Bille Woodruff parce que derrière et devant la caméra, il y a une passion qui se déchaîne, un amour véritable pour la danse et la culture pluriethnique. HONEY est un film qui aurait vraiment pu véhiculer autre chose, qui aurait dû apporter une originalité pour se démarquer du lot. Certaines séquences sont d’ailleurs très intéressantes. Par exemple, lorsque Honey, joué par l’actrice
Jessica Alba, devient la chorégraphe du moment, la scène s’évertue à montrer d’où elle va tirer son inspiration. Elle crée en observant les mouvements anodins de son environnement et en utilisant les gestes qui font partie de l’ambiance unique de la rue.
On rentre d’ailleurs aussi dans l’univers méprisant et méprisable de la production musicale qui crée à la chaîne des clips vidéo mais là encore, la question est trop vite effleurée. De la même façon, l’actrice
Jessica Alba, que l’on connaît pour son rôle dans la série télévisée culte Dark Angel, interprète avec beaucoup de talent les danseuses mais on en voudrait tellement plus… Il lui aurait fallu un rôle plus fort, plus émotionnel, plus intense, plus fou…
Des débuts d’idées fleurissent pendant tout le long-métrage mais le cinéaste ne tente pas de les creuser et c’est bien dommage !
HONEY est un film qui a défaut d’être innovant, nous laisse une envie folle de danser et de se bouger… Un long-métrage que les adolescent(e)s apprécieront donc sans aucun doute !
Sohini Gogel