Paulo, un jeune pianiste, rencontre Ilir, un bassiste d'origine albanaise.
Aussitôt, c’est le coup de foudre. Du jour au lendemain, Paulo quitte sa fiancée pour s'installer chez Ilir. Le jour où ils se promettent de s’aimer pour la vie, Ilir quitte la ville et ne revient plus.
Vous êtes un jeune réalisateur. Jusqu’ici vous avez coécrit plusieurs scénarios, mais votre court métrage «Vivre Encore Un Peu» a fait beaucoup pour votre réputation...
J’ignorais que j’avais une réputation ! Mon court métrage a en effet connu pas mal de succès, et ce, dans le monde entier. Il m’est arrivé de consoler des spectateurs à la fin de certaines projections. Le fait de partager ce type d’émotion avec des inconnus par le biais d’un écran de cinéma m’a permis de prendre confiance en moi en tant que réalisateur. De plus, la mise en scène est comme le prolongement organique de mon travail d’écriture de scénario.
Comment êtes-vous entré en contact avec ce projet?
Lors notre première rencontre avec David, les personnages n’étaient pas exactement les mêmes que dans la version de tournage. Illir n’existait pas sous cette forme-là. David m’a rappelé quelque temps plus tard pour m’avouer qu’il avait repensé Illir avec ce qu’il avait perçu de moi, et avait trouvé son Paulo. Il m’a donc proposé de le jouer, ça avait l’air d’être évident pour lui. Moi j’étais très emballé à l’idée que David compose son film de cette manière : il remettait en cause ses idées de base voyant le cinéma comme une matière modulable, avec les accidents et les rencontres que la vie lui offrait. Alors j’ai relu très vite et ça m’a tout de suite emballé de faire partie de l’aventure.
«Hors Les Murs» est votre premier très grand rôle au cinéma, comment s’est déroulée cette expérience?
De manière très ludique, nous avons avancé instant par instant, construisant les situations les unes après les autres, et par là-même la silhouette des personnages. Le tournage s’est déroulé pratiquement dans l’ordre du récit, ce qui est très rare et très précieux. Ainsi après la première partie du scénario, David a retravaillé la deuxième, en fonction de ce qui avait déjà été réalisé, et ainsi de suite.
Comment est née la collaboration qui vous unit à David Lambert et qui vous a amené à produire non seulement son court métrage, mais aussi, dans la foulée, son premier long?
David travaillait en tant que collaborateur à l’écriture d’un projet que je développais. Un jour, il m’a appelé en me disant «J’ai un scénario de court-métrage que j’ai écrit. Je peux te le faire lire ? Franchement, n’hésite pas à le mettre à la poubelle». Onze mois plus tard, avec ce court-métrage, nous étions en compétition au Festival de Locarno. C’était, forcément, le début d’une belle relation. J’ai l’impression d’avoir trouvé une sorte d’alter ego avec David. Nous travaillons de la même façon, chacun dans sa fonction; par instinct. Je dis toujours qu’un producteur doit connaître un peu tous les secteurs d’un film : le financier, le juridique, le matériel image, la postproduction... David, c’est la même chose il s’intéresse à tout. Il aime avoir un œil sur tout, y compris la production. Ça a vraiment forgé notre relation, nous travaillons dans une transparence totale et une confiance mutuelle. Et c’est très rare.
Pour la très grande qualité de son scénario, pour la fougue et la passion de son réalisateur, pour voir naître et émerger un cinéaste de talent...
Dès la fin de la première semaine de tournage, on vous sentait très emballé par le travail de David Lambert. Que ressentiez-vous de particulier?
" Commencé comme une comédie âpre et tonique, le film prend un virage vers le chagrin et le deuil. De toute évidence, David Lambert est de l'école Catherine Ringer/Louis Aragon. "
Thomas Sotinel (article entier disponible dans Le Monde du 04/12/12)
Télérama
" Un premier film teinté de mélancolie "
Pierre Murat (article entier disponible dans Télérama n°3282, page 57)
StudioCinélive
" Un premier film bien tenu. "
So. B (article entier disponible dans StudioCinélive n°43, page 36)
Les Inrocks
" Bon duo d'acteurs pour une romance surprenante mais qui s'éparpille trop. "
Romain Charbon (article entier disponible dans Les Inrocks n°888, page 74)
Le Nouvel Observateur
" Investi par des acteurs incandescents, le film rattrape par l’empathie de son regard et les élans de sa mise en scène l’aspect un brin doloriste et fabriqué du scénario. "
Bernard Achour (article entier disponible dans Le Nouvel Observateur du 04/12/12)
" Voilà ce qu'a tenté – et réussi – le jeune cinéaste : un mélo désenchanté à la Jacques Demy "
Pierre Murat (article entier disponible sur Télérama.fr)
Les Fiches du Cinéma
" Si cette modeste histoire d'amour ne révolutionne au final pas le 7ème art, elle est néanmoins réellement touchante et racontée avec talent. "
G.R (article entier disponible dans Les Fiches du Cinéma n°2034, page 30 ou sur le site Les Fiches du Cinéma)
Bonus DVD :
- Court-métrage de David Lambert "Vivre encore un peu..."
- Entretiens et Avant-premières
- Bio-filmographies
- Galerie photos
- Version anglaise, version sous-titrée pour sourds et malentendants