House by the River est l’un des
Fritz Lang les plus rares, jamais distribué en salles en France, sauf en 1979 à la télévision grâce au Cinéma de Minuit de Patrick Brion... La mise en scène est ici extraordinaire de maîtrise et d’invention : jouant finement comme à son habitude avec le décor, l'atmosphère et la lumière, Lang insiste ainsi sur l'aspect claustrophobique et utilise la répétition des images (plans de la baignoire qui se vide, d'un poisson argenté sautant hors de la rivière) pour matérialiser, de manière obsessionnelle, les pulsions et les hantises de son personnage. Fleuron de la fin de la 'période américaine' du cinéaste,
House by the River est ainsi une vertigineuse parabole sur la culpabilité.