Résumé du film Human ZooC'est l'histoire d'une jeune femme albano-serbe à deux époques de sa vie : en pleine guerre du Kosovo en Serbie, et aujourd'hui à Marseille où être immigré clandestin n'est pas toujours chose simple lorsque, à l'image de votre gouvernement, vous êtes considéré comme inopérationnel. Sous la forme d'un roman à la structure temporelle éclatée, on suit le destin d'Adria au travers de terrifiantes exécutions, des moments d'humour et plus subtils d'amour qui vont façonner son existence et sa liberté telle une cage sans barreaux. Des raids aériens de Belgrade au fin fonds obscurs de l'Europe, du désir en embuscade qui pourrait devenir coup de foudre, à ceux qui se s'entraident. Telle la frontière invisible d'un pays perdu, Adria est en quête de son identité de femme, obligée de survivre dans un zoo de violence perpétrée par les hommes. Ce n'est pas son milieu, mais elle saura bien s'y faire ! Galerie Photos : Human ZooLes avis sur le film Human Zoo
Critiques : Human Zoo -
A Nous Paris

" Résultat, malgré une fougue parfois confuse commune aux premiers films, “Human Zoo”, sorte de “Nikita” moderne, tour à tour violent et tendre, cruel et passionné, s’avère aussi envoûtant que son interprète."
Fabien Menguy (article entier disponible dans A Nous Paris du 31 août 2009)
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Télérama

" Frondeur et racoleur, souvent invraisemblable, pas toujours bien joué, mais sans temps mort, voici un film viril, en somme."
Jacques Morice (article entier disponible dans Télérama du 2 septembre 2009)
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Positif

"(..) une série b de mauvaise facture où quelques tentatives de filmer moderne apparaissent surdimensionnées"
E.Do (article entier disponible dans Positif n°578, page 54)
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Première

" (...) Rie Rasmussen a compilé, pour son premier long, une quantité d'histoires entendues sur la guerre en Serbie et a tout régurgité presque en vrac. "
G. D. (article entier disponible dans Première n° 386, page 61)
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Les Inrocks

"(…) l’ex-mannequin Rie Rasmussen livre un premier film raté. "
Léo Soesanto (article entier disponible dans Les Inrocks n°718, page 51)
Entretien avec Thierry Arbogast (directeur de la photographie) Quel souvenir aviez-vous gardé de Rie Rasmussen sur les tournages de Femme Fataleet Angel-A?
Il faut savoir que sur un plateau, j’ai très peu de relations avec les comédiens, je me fais discret. Sauf pour des questions de placements liées à la lumière, je les laisse à leur travail, à leur concentration et à leur échange avec le metteur en scène. Comme Rie parlait peu français à l’époque de Femme Fatale, je me rappelle plutôt de nos échanges sur le plateau d’Angel-A. Elle me posait des questions très techniques, et j’avais cru comprendre qu’elle s’intéressait de près à la réalisation. Par la suite, j’ai vu ses courts métrages que j’ai beaucoup appréciés. Je ne savais pas qu’elle était également photographe, mais cela ne m’étonne pas : c’est quelqu’un qui a du talent, et il est rare que le talent se borne à une fonction. Entretien avec Nikola Djuricko (interprète du rôle de Sdrjan) Qu’est-ce qui vous a intéressé dans le personnage de Sdrjan?
C’est un type assez étrange, qui ne suit aucune règle et qui vit très exactement comme il l’entend. C’est cette liberté extrême qui m’a paru intéressante à jouer, car Sdrjan n’est pas esclave des attentes des autres. Il agit à sa guise, sans penser aux conséquences, et selon ses propres envies. Entretien avec Nick Corey (interprète du rôle de Shawn) Nous vous découvrons dans ce film. Comment en êtes-vous arrivé à tourner dans le premier long-métrage de Rie Rasmussen?
J’ai rencontré Rie en Californie à l’époque où nous souhaitions tous les deux réaliser des films. Tous ceux qui la connaissaient savaient à quel point elle avait du talent. Si, par exemple, on avait besoin d’un coup de main sur un script que l’on était en train d’écrire, elle débarquait, interprétait tous les rôles jusqu’à trouver la bonne scène. Si l’on ne me connaît pas encore, c’est aussi à elle que je le dois. A chaque fois que j’ai eu l’occasion de jouer dans un film, j’ai bêtement consulté Rie, qui m’a à chaque fois encouragé à laisser tomber sous prétexte que le rôle n’était pas assez bien pour moi. Elle a fini par m’avouer qu’elle ne voulait laisser personne travailler avec moi tant qu’elle n’aurait pas eu l’opportunité de le faire elle-même ! Entretien avec Rie Rasmussen Human Zoo est marqué par un très fort contexte politique et social. Considérez-vous le cinéma comme le meilleur moyen de commenter le monde dans lequel nous vivons ?
Le plus important pour moi est de raconter une bonne histoire. Il se trouve que celle-ci s’ancre dans un contexte politique fort car elle s’inspire d’événements réels. C’est au Kosovo que cette histoire s’est imposée à moi. Mais j’aime autant Mr Smith au Sénat que Le Faucon Maltais. Mon rêve est d’ailleurs de parvenir à une telle perfection,d’être capable de varier les genres. A l’image de Billy Wilder,qui a réalisé le meilleur du film noir avec Assurance sur la mort avant d’enchaîner avec le très politique Stalag 17,puis la pure comédie qu’est Certains l’aiment chaud. Tous ces films ont en commun une narration brillante. Notes d’intention J’avais passé des mois à écrire un film noir contemporain qui devait être mon premier long-métrage. J’étais sur le point de livrer la première version du scénario quand j’ai réalisé que ce n’était pas l’histoire que je souhaitais raconter en premier. Par une belle et chaude journée d’août à New York et dix jours avant l’échéance de livraison du scénario, je décidais d’écrire une autre histoire pour combattre à ma façon la frustration que ressentait ma famille qui se battait pour obtenir la naturalisation de ma sœur Linh, immigrée vietnamienne. Le gouvernement danois voulait renvoyer Linh au Vietnam, ne se souciant aucunement du fait qu’elle y aurait difficilement survécu, puisque Linh n’avait plus aucune famille au Vietnam et qu’elle était née là-bas mais ne parlait pas la langue. Elle avait dû quitter le pays dans des circonstances effroyables pour se rendre en Russie où sa mère et elle vécurent pendant dix ans, dans des conditions bien plus abominables, pour ensuite venir au Danemark à l’âge de 15 ans mais sans sa mère, ce qui est encore une autre histoire que je ne raconterai pas ici. |
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