Moiteur et solitude des corps à la dérive
Titre original : HEI YANQUAN (Taiwan)
Genre : Drame - Duree : 1H58 mn
Distributeur : CTV International - Editeur DVD : Arte Vidéo
Sortie à la Vente en DVD le 23 Janvier 2008
Sortie en salles le 06 Juin 2007
Année de production : 2006
Récompenses
- Prix du Cinéma pour la Paix, Festival de Venise
- Prix spécial du Jury, Festival du Film de Gijon (Espagne)
- Nominé aux Asian Film Awards comme Meilleur Réalisateur et pour la Meilleure Photographie
- Prix spécial du Jury, Festival du Film de Gijon (Espagne)
- Nominé aux Asian Film Awards comme Meilleur Réalisateur et pour la Meilleure Photographie
Résumé du film I Don't Want to Sleep Alone
Kuala Lumpur. Un sans-abri, Hsiao Kang, est attaqué un soir dans la rue. Ses agresseurs lui prennent tout ce qu’il a, et le laissent pour mort. Des travailleurs bangladeshi le trouvent et le transportent chez eux, dans le bâtiment désaffecté qu’ils habitent. Il est pris en charge par l’un d’eux, Rawang, qui le soigne sur le vieux matelas qu’il vient de récupérer. Rawang veille sur lui, le nourrit et le lave avec une dévotion mêlée de désir.
Chyi, serveuse dans un coffee shop, tombe également sous le charme de Hsiao Kang. Elle aussi veille un malade : le fils de sa patronne, plongé dans un coma irréversible. Chyi n’aime pas la vie qu’elle mène. Elle vit dans une soupente misérable et dort blottie contre son traversin. Sa frustration se fait d’autant plus vive qu’elle et Hsiao Kang n’arrivent pas à trouver un endroit tranquille pour faire l’amour.
Kang, qui n’était plus rien et rêve de vivre en toute liberté, devient l’objet de toutes les convoitises. Chyi et Rawang le veulent pour eux seuls, et même la patronne de Chyi éprouve un désir irrépressible pour celui qui ressemble tant à son fils inerte et alité.
Pendant ce temps, une brume épaisse s’abat inexorablement sur Kuala Lumpur… Dans cette touffeur humide, sale et suffocante, les corps toussent et transpirent. Bâillonnés derrière leurs masques de fortune, hommes et femmes cherchent à se retrouver.
Chyi, serveuse dans un coffee shop, tombe également sous le charme de Hsiao Kang. Elle aussi veille un malade : le fils de sa patronne, plongé dans un coma irréversible. Chyi n’aime pas la vie qu’elle mène. Elle vit dans une soupente misérable et dort blottie contre son traversin. Sa frustration se fait d’autant plus vive qu’elle et Hsiao Kang n’arrivent pas à trouver un endroit tranquille pour faire l’amour.
Kang, qui n’était plus rien et rêve de vivre en toute liberté, devient l’objet de toutes les convoitises. Chyi et Rawang le veulent pour eux seuls, et même la patronne de Chyi éprouve un désir irrépressible pour celui qui ressemble tant à son fils inerte et alité.
Pendant ce temps, une brume épaisse s’abat inexorablement sur Kuala Lumpur… Dans cette touffeur humide, sale et suffocante, les corps toussent et transpirent. Bâillonnés derrière leurs masques de fortune, hommes et femmes cherchent à se retrouver.
1 vidéo : I Don't Want to Sleep Alone
Critiques : I Don't Want to Sleep Alone
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Elle
« (…) A travers ses images d’une grande beauté(…) Le réalisateur de « the Hole » reprend ses thèmes favoris : l’eau, l’obsession de la propreté, le voyeurisme, la frustation. »
Héléna Villovitch (article entier disponible dans Elle n°3205, page 51) -
CinéLive
" Une fois encore, la maîtrise subtile de son style et la beauté plastique de ses plans séquences nous entraînent dans les méandres d'un cinéma obsédant et poignant."
Xavier Leherpeur (article entier disponible dans Cinélive n°113, page 50) -
Les Inrocks
« (…) Le réalisateur de « Vive l’amour » renoue avec ses motifs de prédilection et connaît un regain d’inspiration.»
Amélie Dubois (article entier disponible dans Les Inrocks n°601, pages 104-105)
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Positif
« Tsai retrouve une triangulation des lieux, des récits et des désirs. »
Elise Domenach (article entier disponible dans Positif n°556, page 41 -
Télérama
« Même au fond du désespoir (…) il y a toujours une lueur d’espoir. C’est la force de ce cinéma éminemment poétique (…). »
Jacques Morice (article entier disponible dans Télérama n°2995, page 53)
Les avis sur le film I Don't Want to Sleep Alone
Kuala Lumpur et son quart-monde, interview avec Tsai Ming-Liang

C’est la première fois que je tourne dans mon pays, en Malaisie. Au début des années 90, dans le cadre de son plan de développement économique, le gouvernement malais a fait venir des milliers de travailleurs étrangers pour ses projets de construction. Les fameuses tours jumelles Petronas, qui étaient alors les plus hautes du monde, datent de cette époque. Mais à la fin des années 90, l’Asie a connu une grave crise économique et financière. Du jour au lendemain, tous les travaux de construction ont été stoppés, et ces travailleurs immigrés se sont retrouvés sans emploi donc en situation illégale. Bon nombre d’entre eux sont devenus des travailleurs clandestins. Quand je suis retourné à Kuala Lumpur en 1999, j’ai senti un malaise dans la ville que je n’avais jamais éprouvé avant. Le Premier Ministre de l’époque, Mahathir avait destitué son vice-Premier Ministre Anwar et l’avait poursuivi en justice pour, entre autres, corruption et sodomie. Anwar a été condamné, et a passé plusieurs années en prison. Les partis d’opposition ont organisé d’immenses manifestations pour protester contre l’arrestation d’Anwar, et la police a utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants. Dans ces années-là, il était impossible de ne pas remarquer le nombre de travailleurs étrangers qui traînaient dans Kuala Lumpur. Ils avaient été attirés par la croissance économique du milieu des années 90 et ont tout perdu, y compris leurs rêves, dans la débâcle qui a suivi.
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Le Festival New Crowned Hope
Le Festival New Crowned Hope a été lancé et financé en 2006, dans le cadre de l’Année Mozart, par la Ville de Vienne qui en a confié la direction artistique à Peter Sellars. C’est ainsi qu’il a eu l’idée de célébrer le 250e anniversaire du compositeur autrichien d’une façon complètement inédite.
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Note d'intention

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