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Ici-bas

    en DVD le 06 Juin 2012
Un film de avec (France)
Genre : Drame, Guerre - Duree : 1H40 mn
Distributeur : Pyramide - Editeur DVD : Pyramide
Sortie à la Vente en DVD le 06 Juin 2012
Sortie en salles le 18 Janvier 2012
Année de production : 2011
Avis spectateurs : 3 étoiles 2.83/5 (92 notes)

Résumé du film Ici-bas

Fin 1943 sous l’occupation, Sœur Luce, une religieuse à la dévotion et au dévouement exemplaires, est infirmière à l’hôpital de Périgueux.
La rencontre d’un aumônier, Martial, passé dans les rangs du maquis et à la foi profondément ébranlée, bouleverse son existence. De l’amour du Christ à celui d’un homme, Sœur Luce vit une passion pour laquelle elle finit par quitter le couvent et ses sœurs.
Mais elle se heurte vite au mur de la réalité et des passions. Trahie, Sœur Luce se sent abandonnée des hommes et de Dieu…
Un matin, à la Poste centrale, des employés membres d’un réseau de la Résistance interceptent un courrier anonyme à l’adresse de la Kommandantur…

Bande annonce

Galerie Photos ( 9 photos )

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Dernières news à propos : Ici-bas

Critiques : Ici-bas 2 étoiles

  • Première
    Première
    2 étoiles
    " (…) l’ombre du Pialat de Sous le Soleil de Satan plane sur cette description d’un double chemin de croix qui finit mal. "
    C.N. (article entier disponible dans Première n°418/419, page 65.)
  • Positif
    Positif
    2 étoiles
    " La femme passionnelle est le sujet. Basé sur la figure de Soeur Philomène, jugée et fusillée par le maquis en 1944 pour délation, ce portrait en costume reproduit la démarche des Blessures assassines. "
    Eithne O'Neill (article entier disponible dans Positif n°611, page 45)
  • Libération
    Libération
    2 étoiles
    " Le déséquilibre entre cette représentation plutôt angélique d’un clergé dont on ne perçoit aucune ambivalence et la brusque folie de l’héroïne a tendance à affadir tous les effets, réduisant même la nonne à son unique condition de dérangée, basculant par un acte veule… Et c’est un peu regrettable. "
    Bruno Icher (article entier disponible dans Libération du 18/01/2012)
  • Le Monde
    Le Monde
    2 étoiles
    " Histoire renversante, digne des abîmes de l'Occupation. "
    Jacques Mandelbaum (article entier disponible dans Le Monde du 18/01/2012)
  • Figaroscope
    Figaroscope
    2 étoiles
    " Le film repose sur la silhouette gracile et les yeux immenses de Céline Sallette, qui va superbement d'une naïveté de petite fille mystique à la détermination extrême d'un cœur sans pardon, bloc de lave en fusion qu'on voit se durcir et noircir. Le paysage d' Ici-bas est d'une désolation irrémédiable. "
    Marie-Noëlle Tranchant (article entier disponible dans Figaroscope du 18/01/2012)

Notes de Prod.

Notes de Tournage...

28 Septembre 2010 - Soeur prête à trahir

La comédienne française (L'Ecole Du Pouvoir) tiendra le premier rôle du drame historique Ici-bas de (Les Blessures Assassines) face à (Eden À L'Ouest), à partir du 4 octobre, a annoncé Araproduction à Relaxnews. succède à Laetitia Casta et Valéria Bruni-Tedeschini dans le rôle principal du projet lancé en 2008.

Céline Sallette tiendra le premier rôle du film "Ici-bas" à partir du 4 octobre


Entretien avec Jean-Pierre Denis

Ici-bas est inspiré d’une histoire vraie qui s’est déroulée en Périgord en 1943. Comment avez-vous eu connaissance de cette histoire ? En quoi y avez-vous trouvé matière à un film ?

C’est au cours de rencontres avec des résistants, en vue de la réalisation d’un film documentaire sur les maquis en Périgord, que j’ai découvert cette histoire. J’ai été immédiatement frappé par sa dramaturgie, au sens classique du terme, par la richesse des questions existentielles, morales, politiques, religieuses qu’elle soulevait.

Entretien avec Céline Sallette

Vous incarnez Sœur Luce, qui se nommait Sœur Philomène dans l’histoire vraie que raconte le film. Qu’est-ce que cela change pour une actrice d’interpréter un personnage qui a réellement existé ?

Ce n’est pas la première fois que cela m’arrive. Le premier film où j’ai eu un rôle important était Meurtrières de Patrick Grandperret qui s’inspirait d’un fait divers. Ce n’était pas tout à fait la même chose que pour Ici-bas, parce qu’il y avait eu des rapports de police, le réel était donc plus prégnant. Mais chaque fois qu’on fait un travail d’acteur, on incarne un être humain et le fait de savoir que mon personnage avait existé a accru ce processus, indiqué l’endroit vers lequel il me fallait aller.

Entretien avec Eric Caravaca

Comment définiriez-vous le personnage de Martial ?

C’est quelqu’un qui s’est engagé dans la religion avec le même idéalisme que celui avec lequel il s’est engagé dans la Résistance. Chaque fois, il cherche à se mettre au service des hommes, à faire preuve d’humanité. L’époque, les évènements historiques, l’ont poussé à un constat. Il a compris qu’il y avait deux façons d’appréhender la religion, d’honorer Jésus : de façon vivante ou de façon morbide. Lui se détermine, il préfère aller vers la vie, vers l’humain, et il se fait rattraper par l’imperfection de l’humain, les compromis, la faiblesse, ses tentations... Quitter la religion pour s’engager dans la résistance, c’est cohérent, c’est la même ligne de conduite. Tel que je l’imagine, Martial a une vision vivante de Jésus, dans une religion parfois morte...

Le fait historique

Périgord 1943.

Les membres d’un réseau de résistance interceptent une lettre de dénonciation fournissant des renseignements sur un groupe de maquisards, dans laquelle plusieurs personnes sont dénoncées pour leurs activités clandestines. Dans les semaines qui suivent, les résistants découvrent l’identité du délateur, une religieuse nommée Sœur Philomène, et organisent son arrestation. Durant l’interrogatoire, la sœur reconnaît être l’auteur de la dénonciation, finit par en avouer les causes, sa liaison avec un aumônier du maquis qui l’aurait trompée et délaissée. Dans ses déclarations, Sœur Philomène assume les conséquences de son acte et, fermée sur elle-même, dit « mériter la mort ». Les résistants, afin d’éviter un jugement qui inévitablement la condamnerait, proposent à la religieuse, en relation avec l’évêché, une solution de compromis. Sœur Philomène rejette toutes les propositions qui lui sont faites. Elle est jugée, condamnée et exécutée par le maquis le 16 février 1944. Quelques jours après l’exécution, le moulin dans lequel la religieuse avait été détenue fut encerclé par une troupe de soldats allemands et de miliciens qui exécutèrent sur place trente-cinq jeunes maquisards. Le 27 février 1944, sur les ondes de Radio Paris, Philippe Henriot, dans un discours haineux, dénonçait la barbarie des résistants, des « communistes » qui ont massacré la Sainte.

Les avis sur le film Ici-bas