Biographique.
Prix du jury au Festival de Cannes 2008. Résumé du film Il divoÀ Rome, à l’aube, quand tout le monde dort, il y a un homme qui ne dort pas. Cet homme s’appelle Giulio Andreotti. Il ne dort pas car il doit travailler, écrire des livres, mener une vie mondaine et en dernière analyse, prier.
Calme, sournois, impénétrable, Andreotti est le pouvoir en Italie depuis quatre décennies. Au début des années quatre-vingt-dix, sans arrogance et sans humilité, immobile et susurrant, ambigu et rassurant, il avance inexorablement vers son septième mandat en tant que président du Conseil.
À bientôt 70 ans, Andreotti est un gérontocrate qui, à l’instar de Dieu, ne craint personne et ne sait pas ce qu’est la crainte obséquieuse. Habitué comme il l’est à voir cette crainte peinte sur le visage de tous ses interlocuteurs. Sa satisfaction est froide et impalpable. Sa satisfaction, c’est le pouvoir. Avec lequel il vit en symbiose. Un pouvoir comme il l’aime, figé et immuable depuis toujours. Où tout, les batailles électorales, les attentats terroristes, les accusations infamantes, glisse sur lui au fil des ans sans laisser de trace. Il reste insensible et égal à lui-même face à tout. Jusqu’à ce que le contre-pouvoir le plus fort de ce pays, la Mafia, décide de lui déclarer la guerre. Alors, les choses changent. Peut-être même aussi pour l’inoxydable et énigmatique Andreotti.
Mais, et c’est là la question, les choses changent ou n’est-ce qu’une apparence ?
Une chose est certaine : il est difficile d’égratigner Andreotti, l’homme qui mieux qu’aucun de nous, connaît la façon de se mouvoir dans le monde. Les avis sur le film Il divo
Critiques : Il divo -
Positif

" Si son portrait au vitriol semble devoir, dans les premières minutes, se diriger vers la caricature, le cinéaste parvient à rendre le personnage d’Andreotti de plus en plus complexe à mesure que le film se déroule. "
G.V. (article entier disponible dans Positif n°569-570, page 92)
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Studio Magazine

" La solitude est bien la rançon du pouvoir. Un état que Stephen Frears avait démontré avec The Queen. Il Divo lui emboîte magistralement le pas. "
T.B. (article entier disponible dans Studio n°252, page 54)
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Elle

" Des dialogues percutants et teintés d’humour (…), soutenus par une musique classique et techno, confèrent à ce nouveau genre de film politique une efficacité redoutable. "
Françoise Delbecq (article entier disponible dans Elle n°3287, page 58)
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VSD

" Cette fresque âpre et grinçante n’a pas fini de hanter la conscience immorale italienne. "
Patrick Besson (article entier disponible dans VSD n°1636, page 59)
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Le Figaro

" J’y vais ! "
Eric Neuhoff (article entier disponible dans Le Figaro du 31 décembre 2008)
Critique Cannoise : Il divo -
Le Monde

" (…) film caustique à la fois drôle, impitoyable et gorgé d’inventions visuelles. "
Jean-Luc Douin (article entier disponible dans le Monde du 24/05/2008)
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Le Figaro

" Avec Il Divo, Paolo Sorrentino s’inscrit pour la première fois dans la tradition du cinéma politique italien engagé. "
Emmanuèle Frois (article entier disponible dans Le Figaro du 23/05/2008)
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Le Journal du Dimanche

" (…) portrait aussi inquiétant qu’hilarant. "
Danielle Attali (article entier disponible dans le Journal du Dimanche du 25/05/2008)
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Télérama

" (…) travellings ultra-rapides, bande-son survitaminée, et, surtout, goût exacerbé du grotesque. Cette mise en scène tape-à-l’œil nuit au sujet. "
Aurélien Ferenczi (article entier disponible dans Télérama du 24/05/2008)
Caractéristiques du DVDImage : DVD 9 - Couleur - 16/9 compatible 4/3 – Format 2.35
Durée : 1h53
Son : Italien 5.1 & 2.0 – Français 5.1 & 2.0
Sous-titres : Français
Bonus :
- Making Of (30 min)
- Sujet sur les Effets Spéciaux (7min)
- Scènes coupées (11 min)
- Interviews (11 min)
Notes de Jean-Noël SchifanoIl Divo, du Napolitain Paolo Sorrentino, confirme ce que j’ai écrit ailleurs : en Italie, pour tout artiste, tout écrivain, tout penseur, la question n’est pas comme en France « Comment aimer ? », mais bien « Comment gouverner ? ». Sorrentino, entre fascination et détestation, donne ici le portrait de Note du metteur en scèneGiulio Andreotti, l’homme politique le plus important que l’Italie ait connu ces cinquante dernières années, a le charme de l’ambiguïté et une psychologie complexe et inextricable au point d’avoir intrigué tout le monde au fil des ans. Quand j’ai commencé à me documenter sur Andreotti, parce que j’avais envie de faire un film sur lui depuis toujours, je suis tombé sur une littérature considérable et contradictoire qui m’a littéralement donné le vertige. Pendant longtemps, j’ai pensé que tout ce « matériel » ne pourrait jamais converger vers une même ligne directrice, comme l’exigent les règles d’un film. En outre, cette image d’Andreotti comme quintessence de l’ambiguïté, c’est ainsi qu’il est perçu par les chercheurs, les journalistes et les citoyens italiens, est aussi une caractéristique avec laquelle il a toujours joué et spéculé. Entretien avec Paolo SorrentinoLes cinéastes italiens ont toujours et de tout temps raconté l’Italie. Dans vos films, racontez-vous l’Italie du Sud ou l’Italie en général ? Vous considérez-vous comme un cinéaste du Sud ? Vous inscrivez-vous dans la tradition des cinéastes politiques comme Rosi, Rossellini, etc... ? Contexte Historique11 mars 1978 - 20 mars 1979. Quatrième Gouvernement Andreotti.
16 mars 1978. Aldo Moro, président de la Démocratie Chrétienne, est enlevé par les Brigades Rouges.
9 mai 1978. Le cadavre d’Aldo Moro est retrouvé via Caetani.
8 juillet 1978. Sandro Pertini devient le septième président de la République. Les Personnages ImportantsGIULIO ANDREOTTI
Né à Rome le 14 janvier 1919, Giulio Andreotti est un homme d’État et un homme politique de renommée internationale, considéré comme étant l’un des principaux représentants de la Démocratie Chrétienne. Diplômé en Droit, il a reçu 11 distinctions de docteur honoris causa, fait une carrière journalistique et publié de nombreux livres. |
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