Willy Vanderbrook (François-xavier Demaison), brillant Franco-belge devenu citoyen du monde, est sollicité pour un poste de concierge dans un grand palace parisien. Il est accueilli par un ami d’enfance, Serge Luyperts (Charlie Dupont), limonadier désabusé qui héberge son ex-beau frère, Frank Vrut (Jean-luc Couchard), indépendantiste Wallon gentiment psychopathe. La candidature de Willy - recalé pour délit de belgitude - va le contraindre, lui et ses compatriotes, à une imposture absurde et « royalement » revancharde... En se faisant passer pour l’héritier de la couronne belge, Willy et sa bande déclenchent une série de joyeux débordements dans le cinq étoiles qui attire rapidement l’attention de Jessica (Anne Marivin), une intrigante professionnelle.
Mais, pensant séduire le futur « roi des belges », elle va se frotter à plus fort qu’elle. Ce détonateur burlesque entraîne alors le trio « made in plat pays » dans une escroquerie aussi conséquente qu’hasardeuse.
Dix ans se sont écoulés depuis la sortie de votre premier long-métrage, Les Portes De La Gloire, qui avait pourtant connu un réel succès avant d’accéder au statut de film culte. Comment l’expliquez-vous et qu’avez-vous fait dans ce laps de temps ?
Christian m’a contacté, nous sommes allés boire un verre et il a commencé à me parler de ce
projet atypique. Moi qui avais adoré Les Portes De La Gloire, je retrouvais dans ce qu’il me racontait ce même côté décalé et très drôle. En sortant de ce rendez-vous, j’ai dévoré le scénario que j’ai trouvé très original et très drôle. Celui- ci a été écrit par les deux auteurs de Le Prénom qui a connu un gros succès au théâtre et avec qui je m’entends très bien. Il existait donc de bonnes ondes autour de ce projet, à l’image de la présence de Dominique Farrugia à la production ou de l’idée de tourner avec Anne Marivin. Sans compter, bien sûr, la présence de Christian à la réalisation.
Tout commence grâce à Dominique Farrugia qui a appelé mon agent pour lui demander de me faire lire le scénario de Il était Une Fois, Une Fois. En découvrant le scénario j’ai adoré son ton, son audace et surtout le fait qu’il offre un rôle féminin de premier plan qui est tout sauf un faire-valoir qu’on peut retrouver hélas très souvent dans les comédies. J’avais énormément aimé Les Portes De La Gloire, le premier film de Christian. Je l’ai d’ailleurs revu juste avant notre premier rendez- vous et j’ai pu constater que ce film n’avait pas du tout vieilli. Christian m’a donné des références qui, pour la plupart, d’ailleurs, n’avaient rien à voir avec la comédie, comme Comment Voler Un Million De Dollars de Charles Crichton. Moi, j’avais aussi en tête Un Poisson Nommé Wanda. Car, à mes yeux, le personnage de Jamie Lee Curtis dans cette comédie a énormément de points communs avec le mien : dans le mensonge, dans la comédie, dans le côté glamour de ces travestissements pour commettre ses escroqueries et dans cet aspect caméléon qui fait qu’on ne peut jamais vraiment l’arrêter.
Comme dans un rêve ! J’ai découvert il y a à peine un an - donc vraiment très tardivement, j’en ai bien conscience ! - le magnifique Les Portes De La Gloire. Or il se trouve que je connais le monteur du film, Philippe Bourgueil et que par hasard je le vois la semaine suivante et en profite donc pour lui faire part de mon enthousiasme. Et un mois plus tard, je reçois un coup de fil de… Christian Merret-palmair qui me demande si je voulais envisager de jouer dans son film ! Je n’en croyais pas mes yeux ! J’avais juste une envie : hurler oui ! Ce coup de fil et cette rencontre, je le dois à Charly Delwart qui est belge comme moi. Il m’avait vu notamment dans la série « Hard » et c’est lui qui a parlé de moi à Dominique et à Christian. J’ai vraiment l’impression d’avoir vécu un conte de fées.
J’ai été contacté par Charly Delwart, un très proche collaborateur de Dominique Farrugia qui avait vu Dikkenek et pensait donc que je pourrais faire l’affaire sur ce projet. Très vite, j’ai eu un rendez-vous avec Christian Merret-palmair. On a commencé à discuter du film et on était immédiatement sur la même longueur d’ondes, ce qui m’a donné envie de faire partie de ce projet.
Tout est né d’une discussion à Cannes avec Charly Delwart, mon collaborateur qui est belge. Il m’a raconté une anecdote qui lui est vraiment arrivée. Un jour, après avoir pris un sens interdit en voiture, il s’est logiquement fait arrêter par les flics. Et, là, avec son plus bel accent, il leur a juste dit : « écoutez, je ne comprends pas votre ville ! » Le flic a alors appelé son collègue et fait répéter Charly. Et tous les deux, morts de rire, l’ont laissé repartir… Et en partant de cette histoire, on a eu envie de raconter comment des Belges peuvent prendre leur revanche sur des Français en jouant avec la manière dont on peut parfois les prendre de haut et se moquer d’eux.
" Certaines séquences de ce film réalisé par Christian Merret-palmair ne sont pas loin de virer cultes. "
Pierre Vavasseur (article entier disponible dans Le Parisien du 15/02/2012)
Studio Ciné Live
" La mise en scène de Merret-Palmair n'entrera pas dans les annales, mais il est tellement cintré qu'il mériterait dêtre belge. Parole de Wallone. "
Sandra Benedetti (article entier disponible dans Studio Ciné Live n°35, page 32)
VSD
" On passera sur la paresse du scénario, prétexte fallacieux à une succession de pitreries dont personne ne sort vraiment grandi, (...). "
O.B. (article entier disponible dans VSD n°1799, page 60)