Résumé du film Il sera une foisPierrot vit dans le décompte. Sa vie s’égrène à l’envers, il nage à contre courant et n’a que très rarement accès au présent… Pour obsession le temps qui passe, et pour hantise la mort de sa mère. Sa mère, son père, une maison démesurée à l’écart du bourg. Sa seule amie Elise, et le bunker solitaire en haut de la falaise, voilà tout l’univers de Pierrot.Mais Pierrot est ailleurs, cadenassé dans son monde intérieur, et là, c‘est une autre histoire… Au-delà du miroir,la réalité se déforme. Sous son regard,l’âge prend mille visages. Les visions l’assaillent de plus en plus souvent, deviennent hallucinations. La vieillesse est partout, déjà autour de lui, en lui. Pris dans son propre engrenage, Pierrot se dérègle de jour en jour et, plus il se débat dans les filets du temps, plus il s’y empêtre !
… Une nuit, le compte à rebours touche à sa fin, les limites de sa folie sont atteintes et Pierrot se retrouve face à face avec le vieillard qu’il sera lui-même. Un étrange voyage commence alors pour l’improbable duo… 1 vidéo : Il sera une foisGalerie Photos : Il sera une foisLes avis sur le film Il sera une fois
Critiques : Il sera une fois -
Elle

" La cinéaste Sandrine Veysset n’a pas son pareil pour filmer le regard scrutateur et exclusif des enfants sur leurs parents inquiétants "
Anne Diaktine (article entier disponible dans Elle n°3229, page 44)
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Studio Magazine

" Sandrine Veysset distille ici un parfum de fantastique en confondant son jeune héros à celui qu’il deviendra vieillard. On lui pardonne alors les longueurs dans la mise en place de son intrigue pour ne retenir que ce face-à-face aussi troublant que poignant."
T.C. (article entier disponible dans Studio n°232, page 40)
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Studio Magazine

" Un film vénéneusement poétique. "
T.C. (article entier disponible dans Studio n°240, page 45)
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Le Point

" L’idée est belle, et, malgré un scénario parfois bancal, le film réussit sa plongée dans le monde ténébreux des angoisses enfantines. "
F.C. (article entier disponible dans Le Point n°1835, page 122)
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Les Inrocks

"La beauté de ce conte en kit, fluctuant et impalpable, réside dans son évanescence, dans son absence de logique."
Vincent Ostria (article entier disponible dans Les Inrocks n°625, page 47)
Mémoire & DéboiresL’idée de ce film a commencé par une question que m’a posé un jour Sébastien Régnier, le scénariste avec qui j’ai travaillé : « Si un jour tu rencontrais une vieille femme, et que cette vieille femme c’était toi, qu’est-ce que tu lui dirais ? » Sur le coup, je ne savais pas quoi dire à cette vieille dame, mais ça méritait réflexion ! Sébastien, lui, avait déjà plus qu’une idée... un scénario, que nous avons retravaillé ensemble... Nous étions, avec Matilde Grosjean, en cours de montage quand Humbert Balsan, avec lequel j’ai fait mes quatre films, s’est donné la mort. Ça a été si brutal, si douloureux que tout s’est figé. La peine a été grande... Le film, rendu aussi fragile qu’un radeau dans la tempête, ignoré, abandonné de la profession malgré les balises de détresse jetées aux bras de cette grande et belle famille du cinéma... Et c’est de ces chemins de traverse, longs et cabossés, que ce film, Il sera une fois..., s’en retourne. Et, sans l’envie et la persévérance de François Cohen-Séat, pour finir le travail commencé par Humbert et le mener à bien, ce film ne serait pas ! Un Conte A Rebours…Ce film est comme un rêve éveillé, une transcription des angoisses sourdes de l’enfance, et peut-être de la plus profonde ... celle de perdre une mère, un père...de les voir vieillir... Alors Pierrot décompte le temps comme s’il lui était compté, incapable de vivre le présent... Parcourt l’espace à pied ou à vélo, avec la même obsession. Aucune parcelle n’est ignorée, et ses allers et détours se terminent toujours dans la grande bâtisse familiale, vestige d’un passé noyé dans la brume du souvenir... Refuge fantôme où vivent ses parents, figures étranges, quasi-étrangères. Une mère qui ne sort plus, toujours fatiguée , qui passe son temps à rassembler les morceaux d’un puzzle sur un même air de piano. Un père qui fuit au « Cercle », lieu mystérieux et ambigu, où le temps se ressasse sans cesse. Note D’intentionL’enfant, l’âge dit de l’insouciance... Peut-être pour la majorité des enfants, certainement pas pour tous. Certains au contraire vivent cette période dans un désarroi d’autant plus grand qu’il reste secret, enfoui en eux-mêmes, presque honteux... Pierrot fait partie de ces enfants malheureux à l’imagination maladive (ou à lucidité trop grande ?), dont la souffrance demeure un mystère au regard des adultes. Comment avouer à sa mère qu’on vit dans l’angoisse permanente de sa disparition future, programmée inexorablement ? Et comment vivre, jouer, respirer librement dans ces conditions ? Le mal est sans remède et l’ennemi clairement ciblé: le Temps. Avec son orollaire dans la durée: la fuite du temps. Tempus fugit... Sic Transit... Un temps vertige, une pente savonneuse que rien ne parvient à fixer, ni même à ralentir. |
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