Jacques Bontemps - Comment est née l’idée d’un film à partir du roman de Philippe Djian ?
André Téchiné - C’est une commande. Au départ, je ne connaissais pas l’oeuvre de Djian. C’est un producteur qui m’a demandé si je voulais porter à l’écran Impardonnables. Je l’ai donc lu dans cette perspective, avec l’arrière-pensée que, puisque lui-même était convaincu, le film se ferait à deux. Ce qui est une chance. Je préfère ça à un travail solitaire qu’il faut ensuite imposer à la production. Mieux vaut que le partenaire soit impliqué dans le projet, qui correspond alors, dès le départ, à un désir commun.