Genres : Drame, Historique - Durée : 1H59 mn
Sortie en salles le 27 Septembre 2006 - en VOD/DVD le 05 Avril 2007
Presse ★★★
Spectateurs ★★★★
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Ma note :

Résumé

Un film sublime que nous n’oublierons pas… Pour un drame que nous n'oublierons plus !

1944-1945... La libération de l'Italie, de la Provence, des Alpes, de la vallée du Rhône, des Vosges, de l'Alsace, ont été essentielles à la victoire des alliés... Et à la place que la France a pu prendre en leur sein après l'armistice.
Cette remontée victorieuse et meurtrière vers l'Allemagne a été le fait de la 1ère Armée française, recrutée en Afrique pour mieux tromper la surveillance des commissaires Allemands et des fonctionnaires de Vichy : 200 000 hommes, parmi eux 130 000 "indigènes" dont environ 110 000 Maghrébins et 20 000 Africains... Le reste étant constitué aux deux tiers de pieds-noirs, et, pour un tiers, de jeunes Français qui ont fui l'occupation.
Le film raconte l'histoire oubliée des soldats dits "indigènes" à travers l'épopée de quatre d'entre eux. Abdelkader, Saïd, Messaoud et Yassir (le goumier) sont des voltigeurs. Réputés pour leur endurance, leur sens du terrain, leur courage dans le corps à corps, on les envoie en première ligne...
Chacun d'entre eux poursuit un objectif tout au long de cette traversée de la France qu'ils libèrent les armes à la main...
Yassir s'est engagé pour le butin qu'il compte ramasser.
Messaoud, surpris par l'accueil des français, a le désir de se marier en France et d'y vivre pour fuir l'apartheid de l'Algérie.
Saïd, miséreux du Maroc, espère trouver une famille dans l'armée française.
Et Abdelkader se bat pour la liberté et l'égalité, au sein de l'armée, et dans l'espoir que la France reconnaissante sera plus juste avec le peuple algérien colonisé, une fois la guerre terminée.

Prix d'interprétation collectif pour l'ensemble de la distribution masculine (, , , et ) & Prix François Chalais 2006 - Cannes 2006

César 2007 du meilleur scénario original
Nationalité : France
Duree : 1H59 mn
Sortie à la Vente en VOD/DVD le 05 Avril 2007
Sortie en salles le 27 Septembre 2006
Année de production : 2006
Présenté en Sélection Officielle au Festival de Cannes le 25 Mai 2006

Casting

Bernard Blancan
Sergent Roger Martinez
Jamel Debbouze
Saïd Otmari
Roschdy Zem
Messaoud Souni
Sami Bouajila
Abdelkader

Critiques

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Indigènes mais pas sauvages : les interviews coup de poing

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le film de avait fait l’unanimité au dernier Festival de Cannes, et que les cinq acteurs principaux n’avaient pas volé leurs jolies palmes. Alors, évidemment à l’époque, en bon reporter sans peurs et prêtes à tout que nous sommes (pourquoi vous souriez, j’ai dit quelque chose de drôle ?), nous avions littéralement harcelé l’attaché de presse pour obtenir ne serait-ce que quelques minutes avec l’équipe, qui, au grand complet, mangeait au resto de la Plage Orange où nous faisions bronzette (…ou plutôt où nous aurions rêvé de faire bronzette mais où nous tournions nos émissions quotidiennes). Nous avions alors dû nous contenter de quelques images de Jamel au téléphone… Le lendemain, un peu plus chanceuses, on obtenait une blague dans les coulisses du plateau du Grand Journal de Canal +

Mais il aura fallu attendre quatre mois pour rencontrer ces fameux Indigènes… Quatre mois à ressasser dans nos têtes les images de ce film particulièrement bouleversant. Après une lutte acharnée avec l’attaché de presse, un combat au corps et à corps et un fight dans la boue (oui, d’accord, j’exagère, mais ça n’a pas été facile, je vous assure), Anna et moi filions direction Kissman Productions, les bureaux de Monsieur (bien trempées, car le beau soleil trompeur s’était transformé en dix secondes en une pluie torrentielle ! ce que l’on appelle les giboulées d’août, il paraît)… Décidemment, le sort s’acharnait ! D’autant qu’une fois à l’intérieur des locaux, on apprenait que était alors injoignable… Un de moins… Aïe, aïe, aïe ! Mais le thé à la menthe nous réchauffe, et les jolis fauteuils rouges du bureau de Jamel sont incroyablement confortables.

Le temps d’admirer la Palme du meilleur acteur posé sur la cheminée, voilà que et franchissent la porte du bureau (évidemment, comme tout avait été chamboulé, mes questions n’étaient pas dans le bon ordre – ah, l’improvisation, y’a que ça de vrai !)… Anna et moi, la tension au maximum et le coeur au bord de l’explosion après ces longs jours d’attente, découvrons alors deux comédiens, qui, finalement, ont tourné la page. Indigènes les a marqué, certes, mais comme le souligne Roschy Zem, "C’est le propre du métier d’acteur, de savoir passer à un autre chose" - il a raison, mais n’empêche que pour nous, la page n’était pas encore tournée… Et l’encre (et les larmes) pas encore sèches. Quinze minutes plus tard, c’est fini, ils sourient et s’en vont…

A cet instant, nous prions pour que Jamel soit toujours là, en regardant la déco du bureau, les photos de Zidane, d’Al Pacino, de Scarface, de James Brown… et d’Indigènes… Partout. Et même le ticket, sous verre, d’une place pour Jamel à l’Olympia… Sa voix, reconnaissable entre milles, se fait alors entendre dans le couloir… Coup d’œil à Anna, mais elle est déjà prête, fixant sa caméra sur la porte pour ne pas rater l’entrée de Monsieur … Ca ne loupe pas, il se jette sur la caméra, veut garder mon micro en cadeau, fait son Jamel pendant quelques minutes mais change du tout au tout dès que l’on commence à parler d’Indigènes. Contrairement à et , Jamel est encore énormément marqué par le film, son histoire, ses conséquences, ce qu’il montre et suggère. C’est alors les larmes aux yeux qu’il parle de sa famille, se confie sur son passé, sourie en se rappelant de ses profs d’histoire, nous montre un cadeau offert par Joey Star…

Dix minutes top chrono plus tard, l’attaché de presse par la tête par la porte et me signale que c’est fini. Jamel se lève d’un bond et me dit : "Oh, t’as vu, j’ai pas été drôle !" et se lance dans un show comme il sait si bien le faire. "Vous êtes sûres, les meufs, c’était bien ce que j’ai fait ?" Une bise à chacun plus tard, il s’en va – de notre côté, on atterrit et on remballe. Sincère, humain, incroyablement touchant, venait de nous montrer toute l’étendue de l’homme derrière "le mythe"… Une interview qui se révèle au final aussi émouvante, poignante que le film – du moins pour nous deux… Un seul mot à rajouter : Yalla !

=> Voir aussi notre interview de Roschdy Zem & Sami Bouajila !

Caractéristiques du DVD

Disponible en éditions simple et collector.

Bonus - édition collector
- Making of
- Documentaire
- Court métrage
- Comparatif storyboard / film
- Bandes annonces
- Bande originale du film
- Livret de photos et de récits sur le film> Plus

Notes de Production

Le 13 décembre 2004 : Jamel Debbouze, Samy Naceri et Roschdy Zem dans un film historique indépendant…

Jamel Debbouze, Samy Naceri, Roschdy Zem et Sami Bouajilah tourneront dès le 15 janvier ensemble au Maroc dans Indigènes, le nouveau film de Rachid Bouchareb (Little Senegal). Ce long-métrage indépendant est produit par Jean Bréhat avec un budget de 15 millions d'euros. Jamel Debbouze, qui a mis de côté ses revendications salariales de star et "ne touchera que" 18 000 euros, est lui-même co-producteur à 50% via la société Kiss Films... > Plus

Avis sur Indigènes

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