Ours d’or Berlin 2001 - Prix d’interprétation féminine : Kerry Fox - Prix du Meilleur Film éuropéen Résumé du film IntimiteElle vient chez lui, l’après-midi, ils font l’amour.
Ils ne se parlent pas, mais il doit se passer quelque chose entre eux parce qu’ils se lèvent ensemble et se couchent à côté de la table, sans un mot.
La semaine suivante, à la même heure, elle est à la porte. Ils se déshabillent immédiatement.
Si le sexe est un moyen de rencontrer et de connaître les gens, que sait-il d’elle ? Les avis sur le film Intimite
Critiques : Intimite -
Chronic'art
" Le premier intérêt du film de Chéreau est assurément le déplacement de l’enjeu du roman initial et le travail d’écriture amenant à une histoire qui ne reprend sa matière qu’en partie (même si c’est à des moments stratégiques et magnifiques dans le film) mais lui offre comme une réponse critique : c’est-à-dire non seulement une deuxième vie mais aussi une "sanction", un éclairage sur cette décision. "
Frédéric Bas (Article entier disponible sur le site de Chronic’art)
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Première
" La façon dont ces deux êtres se rencontrent et s’aiment restera dans les annales. Non qu’elle soit exceptionnelle. Les amours improbables arrivent tous les jours. Mais parce qu’elle est montrée dans la crudité de sa répétition. Un regard, un silence, une main qui effleure et c’est parti. Avec une splendide chorégraphie pourtant des gestes d’amour, mais sans pose, sans ralenti, pour que la caméra soit au mieux de cette intimité qui se noue. C’est tout. On ne devrait pas être là, nous spectateurs, mais on y est. Et on voit ce que voient les murs des alcôves. Sauf qu’on est bouleversés. Non pas d’être voyeurs. Mais de l’impératif qui les porte, cet homme, cette femme, vers un sexe sans parole. "
Jean-Jacques Bernard (Article entier disponible dans Première N°289, p.56)
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Libération
" Intimité est un film politique. L'âge de ses protagonistes (la quarantaine) suffit à indiquer qu'ils arrivent de loin, d'un rêve ancien où la révolution sexuelle aurait ouvert la porte à d'autres libertés. Loin des repentances de saison, Patrice Chéreau ne porte pas le deuil de ce rêve, il le combine autrement, fort de tout ce qu'il sait pour l'avoir lu, entre autres, dans le roman éponyme de Hanif Kureishi, lesté de tout ce qu'il a vécu (que sont ses amis devenus?), mais surtout transporté par tout ce qu'il ne sait pas encore et que l'on apprend avec lui, pas à pas, au fil du film. Le rêve d'amour résiste. Car entre Jay et Claire, l'accident n'est pas mortel, les voilà rescapés, encore groggy du bonheur d'avoir survécu, accidentés à coup sûr, mais bien vivants (…). "
Gérard Lefort (Article entier disponible sur le site de Libération)
Entretien avec Patrice ChéreauEst-ce qu’il y a un moment fondateur où vous vous êtes dit, c’est ce film-là que je vais faire après CEUX QUI M’AIMENT PRENDRONT LE TRAIN ?
C’est venu de la lecture du roman de Kureishi, de l’envie aussi de ne pas trop attendre pour refaire un film et de m’imposer le challenge de faire pour une fois un film avec peu de personnes. |
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