Un film de
Werner Herzog, avec Jouko Ahola,
Tim Roth et Udo Kier
SYNOPSIS :
Dans le Berlin de 1930, Zesha Breitbart (Jouko Ahola), haltérophile juif, se proclame "l'homme le plus fort du monde". Fort d'une plastique parfaite, il devient un instrument de propagande et le régime nazi lui confie le rôle du personnage phare de la mythologie allemande : Siegfried.
Le film est inspiré de faits réels, l'acteur principal a d'ailleurs gagné deux fois, en 1997 et 1999, le concours de l'homme le plus fort du monde.
Tim Roth
Entretien :
Qu’est ce qui vous a attiré dans ce projet ?
"Tout d’abord travailler avec Werner Herzog. J’avais eu l’occasion de voir et recevoir ses films en Angleterre et le considérais comme un artiste complètement original."
Comment décririez-vous le style de
Werner Herzog ?
"Je ne suis pas vraiment apte à comparer les réalisateurs, mais il travaillait cette fois dans une langue qui n’était pas la sienne ; je me disais que ce serait plus simple avec un acteur allemand. Avec la plupart des metteurs en scène, vous n’avez qu’à demander "que voulez-vous" et ils essaient de le transmettre. Werner s’est révélé – à ma grande surprise – un réalisateur particulièrement franc, de même que la relation que nous avions instauré d’acteur à metteur en scène."
N’aviez-vous aucune réticence à travailler avec un homme qui a menacé de vider son revolver sur Klaus Kinski ?
"Je ne prête pas d’intérêt à ce genre de battage. Cela ne me concerne absolument pas. La seule chose qui m’intéressait était de pourvoir travailler avec quelqu’un que je considère comme un immense réalisateur de cinéma."
L’AVIS DE LA PRESSE :
Les Cahiers du cinéma :
" (...) Herzog avait de quoi construire une fable troublante, mais la folie lui a amanqué. (...)On s'aperçoit que le film prodigieux que le couple de héros nous avait promis n'a pas eu lieu."
Stéphane Delorme (article entier disponible dans Les Cahiers du cinéma n°566, page 79 et sur le site de
Les cahiers du cinéma)
Libération :
" Inégal. Invincible ne tourne à plein que dans le déroulé fascinant de la séquence. L'outrage dure ce que dure un numéro, et le film, justement, ne fonctionne que par accumulation, pour atteindre les dernières couches de la bouffonnerie critique."
Philippe Azoury (article entier disponible sur le site de
Libération)
Les Inrocks :
" Un cinéma de la fascination est tojours contestable, mais une entreprise artistique qui se moque à ce point des modes ne peut-être qu'appréciable, aussi harsardeuse soit-elle."
Olivier Père (article entier disponible sur le site des
Inrocks)
Télérama :
" Le réalisateur peine ici à faire preuve d'originalité, et perd malheureusement de vue, pendant un long moment, l'histoire de Zishe."
Frédéric Strauss (article entier disponible sur le site de
Télérama)
Première :
" Le rôle principal ne manque pas de présence, mais il est si manifestement éclipsé par Tim Roth que lorsque celui-ci sort du champ, le déséquilibre est flagrant. "
G.D (article entier disponible dans Première n°301, page 44 et sur le site de
Première)