Il y aurait une part autobiographique au départ de l’idée de votre film, quelle est cette part intime ?
J’ai repensé à un homme qui était lié à ma mère et a accompagné mon enfance. Il a disparu, et je l’ai recroisé par hasard à l’âge de 20 ans. Cette dernière rencontre fut particulièrement émouvante. La vie de cet homme avait basculé, ça m’a beaucoup troublée, ça m’a fait mal. Je me souviens que je me suis promis, un jour, de faire quelque chose sur cet homme, sur son histoire, son destin. Quoi ? Évidemment je n’en savais rien, j’avais à peine 20 ans. En repensant au destin de cet homme, j’ai commencé à bâtir une histoire en fictionnant très librement.