Plus vraiment la peine de présenter
Bam Margera,
Steve-o,
Chris Pontius, Wee Man, etc. bref, plus la peine de présenter la bande de potes de
Johnny Knoxville : les Jackass. Adulés, haïs, copiés, décriés, … que dire sans dénaturer l’esprit
destroy cultissime qu’ils véhiculent ?
Plus de 7 ans après le début de l’aventure MTV, 5 ans après le premier volet sur grand écran,
Jeff Tremaine a réuni les dégénérés les plus populaires de la planète pour un second opus. Son/leur leitmotiv ? Plus grand, plus fou, plus trash, plus drôle… Bref : plus jouissif.
Bien entendu, les puristes vous dirons que, au-delà de 14 ans, les facéties
jackassiennes ne vous sembleront, au mieux d’aucun d’intérêt et au pire qu’elles vous débecteront. Et ces âmes bien pensantes auront peut-être raison. Après tout, ce n’est pas comme si le phénomène Knoxville and Co comptait des millions d’adeptes à travers le monde. Si ? Tiens donc…
Mais bon sang ! Laissez tomber toutes considérations pseudo intellectuelles, planquez votre bonne conscience sous la canapé et bannissez « politiquement correct » de votre vocabulaire !
Jackass 2 est une aventure viscérale, primaire diront certains, mais profondément instinctive. Oui, c’est souvent idiot, maso, scato et absurde, mais ce grand coup de pied au c.. des conventions n’est-il pas le véritable reflet d’une génération qui ne supporte plus l’image aseptisée qu’on voudrait lui coller ?
On targue ces grands gosses de tout : de fous, d’inconscients dangereux pour la jeunesse. Pourquoi chercher si loin ? Ils ne sont que les emblèmes d’une contre-culture (rien que ça !) bruyante, violente… mais bizarrement saine dans les codes d’amitié et d’humour qu’elle véhicule.
Soupir… Oh et puis pourquoi se gonfler les chevilles de considérations sociologiques ?
Jackass 2 est franchement fendard et vous auriez tort de vous priver d’une telle partie de rigolade. CQFD.
PS : profitez bien du final très « Hollywoodien »… un bijou !
Eléonore Guerra