Après 101 Reykjavik et The Sea, vous vous appropriez cette fois le thriller en l’inscrivant au cœur de l’identité islandaise...
Malgré les apparences, ce qui m’a conduit jusqu’à
Jar City, c’est la complexité des rapports humains. Quand j’ai lu le roman, plusieurs thèmes m’ont fasciné d’emblée, comme les secrets inavoués, les liens du sang et la génétique qui permet de remonter loin dans les origines, y compris d’aller remuer le passé de votre grand-mère. D’ailleurs, je ne suis pas certain que la mienne apprécierait (rires). Il y avait aussi cette confrontation entre deux visages de l’Islande : l’un, urbain et moderne, l’autre moins glamour et dont l’Office de tourisme se garde de vanter les mérites : c’est une partie du territoire méconnue, sauvage, où se succèdent des petits villages perdus et oubliés du gouvernement. L’Islande a connu un boom économique il y a quelques années, mais il n’a fait que creuser les écarts entre les riches, les citadins et le reste de la population.