Résumé du film Je m'appelle BernadetteEntre les mois de février et juillet 1858, dans la grotte de Massabielle, la Vierge est apparue 18 fois à Bernadette Soubirous, petite fille misérable de Lourdes. Une véritable "révolution" mariale qui, au coeur du Second Empire, bousculera l'ordre établi par son message universel d'amour et de prière. Séances : Je m'appelle BernadetteCe film est projeté dans 1 salle en France 1 vidéo : Je m'appelle BernadetteGalerie Photos : Je m'appelle BernadetteLes avis sur le film Je m'appelle Bernadette
Critiques : Je m'appelle Bernadette -
Le Monde

" Si le film semble peiner à établir le climat politico-religieux du Second Empire, c'est que Jean Sagols cherche surtout à brosser le portrait de Bernadette Soubirous et il le fait avec habileté, tout en nuances. "
Sophie Walon (article entier disponible dans Le Monde du 30/11/2011)
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Studio CinéLive

" (...) le résultat tient ici du téléfilm sans éclat, qu'une brochette d'acteurs épatants ne parvient pas à réanimer. "
E.C.(article entier disponible dans Studio CinéLive n°32, page 46)
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Figaroscope

" Si le scénario veut montrer la solide personnalité de Bernadette et ancrer son histoire dans la réalité de l'époque, la fadeur de la mise en scène contredit malheureusement ce parti pris. "
Isabelle Fargette, Olivier Delcroix (article entier disponible dans Figaroscope du 30/11/2011)
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Télérama

" Bonne idée de Jean Sagols (...). Mais tout est conventionnel : figurants propres sur eux, et dialogues stéréotypés entre croyants et sceptiques. "
(article entier disponible dans Télérama n°3229, page 60)
Interview de Jean SagolsC’est un projet que vous avez initié, un personnage qui vous attirait, une histoire qui vous interpellait ?
Absolument pas, c’est un projet qui s’est présenté de façon indirecte à l’origine, par le biais d’un ami qui avait déjà produit en 1987 le film de Jean Delannoy, Bernadette. Comme il y avait eu en 1943 le film de Henry King, Le chant de Bernadette, avec Jennifer Jones, il s’est dit qu’il fallait revenir sur ce thème régulièrement, se tourner vers une nouvelle génération ne connaissant pas ou peu Bernadette Soubirous. Pour différentes raisons qui me sont personnelles, je me suis alors demandé ce que j’allais pouvoir proposer, ce qui m’intéressait de montrer au travers de ce personnage. Je ne voyais pas comment me positionner par rapport à ce sujet. Il était hors de question pour moi de reprendre le scénario de Jean Delannoy, je voulais tourner un nouveau film. Je leur ai proposé d’écrire un scénario avec Serge Lascar, de raconter ce récit à notre manière, de sortir du conte et d’imposer notre opinion, tout en respectant la symbolique de cette figure de la religion. Interview de Katia MiranTentée par le théâtre dès son plus jeune âge, Katia monte sur les planches très jeune, dans le cadre de ses études, puis obtient un rôle dans la série Disparitions, retour aux sources, diffusée sur France 3. Quelque temps plus tard, elle croise Jean Sagols et se glisse après de longs mois d’attente dans la peau de Bernadette Soubirous. Plus qu’un film, c’est une réelle rencontre, une aventure qui va certainement marquer pour toujours son chemin. Le regard de Francis Perrin sur cette aventure. Cela m’amusait de jouer un personnage qui ne croyait absolument pas en cette vision, alors que je suis personnellement persuadé que cette apparition était réelle. J’ai trouvé le scénario très instructif, très crédible. Il va au-delà de la religion, ne prend pas partie, s’adresse aux croyants comme aux non croyants en leur laissant la possibilité de se faire leur propre opinion sur cette histoire. J’ai été également très touché par cette jeune femme, par sa destinée, elle n’a jamais cherché à tirer un avantage quelconque de la situation et Katia Miran lui apporte une étonnante crédibilité, elle est incroyablement touchante. Le regard de Rufus sur cette aventure. Le personnage de la Sainte joué par Katia est têtu et frondeur, c’est pourquoi il dérange tout le monde : la police, les psychiatres et l’Eglise de l’époque. C’est ça le film : l’histoire d’une jeune fille que personne ne croit. Jean Sagols m’a voulu en évêque, compatissant au sort de cette « bonne à rien ». Le soixante-huitard bien connu que je suis, plus habitué à se voir un pavé à la main qu’une calotte d’ecclésiastique sur la calvitie a dû répondre à la question d’un journal chrétien : « vous croyez en Dieu ? ». Je crois en Samuel Beckett, ai-je répondu, mais je me suis mal fait comprendre. Je vais encore essayer d’expliquer, je devrais y arriver car j’ai passé ma vie sur les planches à transmettre l’intransmissible. C’est à peine si l’agité que je suis, se reconnait dans le « ni dieu ni maître ». En fait le seul qui puisse légitimement revendiquer ce précepte, c’est Dieu lui-même. Le modèle idéal d’anarchiste c’est dieu. Comment se fait-il que moi je marche joyeusement à sa suite ? Pas de réponse ! Toutefois le journal a mis en manchette : Rufus « je suis un anarchiste de Dieu » ( c’est le titre de mon prochain livre à paraître ). Si j’avais mis de l’humour dans ces quelques lignes, vous auriez sans doute compris ce que je veux dire. Décidément la compassion sans humour ne mène à rien. |
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