Rapport entre les œuvres du réalisateur
Dans mon précédent film,
Petites Coupures, j’étais parti de l’idée d’un homme qui se perdait dans une forêt, illustrant les premiers vers de
La Divine Comédie. Là, j’ai eu envie de revenir à Paris, de faire un film parisien, dans tous les sens du mot, mais toujours avec cette idée d’égarement, de perte, et toujours la forêt. J’ai ainsi pensé très tôt au Bois de Vincennes ; dans les toutes premières versions du scénario, le zoo jouait aussi un rôle... Pour être franc, j’envisageais à l’origine un film fantastique, en me souvenant de
La Féline de Jacques Tourneur. Mais je ne suis arrivé à rien ; d’ailleurs (c’est l’excuse que je me donne) la France, pays réputé cartésien, est l’un des seuls au monde où le genre populaire du cinéma fantastique n’a pas pris (comparé aux pays anglo-saxons, à l’Italie, l’Allemagne, la Chine, le Japon...).