Résumé du film Jeanne CaptiveÀ l’automne 1430, Jeanne d’Arc, prisonnière d’un puissant seigneur du nord de la France, est vendue aux Anglais. Entre les murs qui l’enferment, le temps d’un convoi longeant la mer ou près du bûcher qui la verra périr, des hommes tentent d’approcher cette jeune femme porteuse d’infini.
Galerie Photos : Jeanne CaptiveLes avis sur le film Jeanne Captive
Critiques : Jeanne Captive -
Première

" Dommage que Ramos finisse par lâcher l'ascétisme pour l'obscurantisme. Car, dans cette ode fascinante au mystère de la Pucelle d'Orléans, il rejoint ses grands prédécesseurs. "
I.D. (article entier disponible dans Première n°417, page 48.)
-
Le Monde

" Quelle mauvaise idée a eue Philippe Ramos de tenir lui-même la caméra avec ces flaques de lumières saturées qui mangent l'image, ce point approximatif. D'autant que la trivialité de cette texture numérique s'accorde bien avec celle du scénario et des dialogues. "
Thomas Sotinel (article entier disponible dans Le Monde du 16/11/2011)
-
Figaroscope

" Philippe Ramos emprunte des chemins singuliers, avec un art primitif et vagabond. (...), il façonne un étrange paysage médiéval peuplé d'hommes rudes et de symbolisme mystique. "
Marie-Noëlle Tranchant (article entier disponible dans Figaroscope du 16/11/2011)
-
Les Inrocks

" Les scènes s'enchaînent, inégales, mécaniques, comme un enfilage de sketches désorganisés et sans équilibre . "
Jean-Baptiste Morain (article entier disponible dans Les Inrocks n°833, page 70)
-
Studio CinéLive

" N'en déplaise à la prestance incroyable de Clémence Poésy, tout en intériorité, l'austérité de l'ensemble pèse lourd sur ce drame de l'intime. Trop peut-être. "
C.C. (article entier disponible dans Studio CinéLive n°32, page 31)
Critique Cannoise : Jeanne Captive -
Le monde

"Le film allie la soif d’infini de Jeanne et une sensualité radieuse, l’évocation de la magie d’une nuque féminine, l’illumination d’une plage secouée par les flots, l’épreuve imposée à la vierge dénudée pour la pousser au parjure. "
Jean-luc Douin (article entier disponible dans Le Monde du 15/05/2011)
-
Libération

"L’intelligence et la qualité d’un beau travail, celui d’une main artisanale qui évide ou remplit les cadres dans un sobre équilibre, avec assez de précision et de parcimonie dans les mouvements pour créer une belle illusion d’atemporalité plutôt que de stricte reconstitution."
Olivier Séguret (article entier disponible dans Libération du 14/05/2011)
-
Brazil

" Le film est ascétique, semble gréé par des lampes de bougies. Thierry Frémont a la voix douce qui convient. Ainsi que le regard. "
Franck Unimon (article entier disponible dans Brazil n°41, page 64)
-
Metro

" Mais point d'imagination dans cette affaire, pas plus que de mise en scène. "
Jennifer Lesieur (article entier disponible dans Metro du 15/05/2011)
Caractéristiques du DVDBonus :
- Making-of, portrait du réalisateur au travail par Yaël Cohen (30 min)
- Autour de Jeanne d'Arc : Entretien entre le réalisateur Philippe Ramos et l'historien Olivier Hanne Contexte HistoriqueEn cette première moitié du XVème siècle, la guerre de Cent Ans bat son plein. La situation géopolitique est, schématiquement, la suivante : les Anglais occupent le nord de la France et revendiquent “la couronne” du Royaume ; l’Est du pays est occupé par les Bourguignons (ils sont alliés des Anglais) ; de la Loire aux Pyrénées, nous sommes en territoire dit français avec, à sa tête, le dauphin, Charles VII. Notes du RéalisateurJeanne
Jeanne d’Arc en armure sur son cheval, un étendard gravé du nom de Jésus en main, est une image récurrente dans l’iconographie attachée à ce célèbre personnage. Elle est l’image par excellence que chacun se fait d’elle. La représentation la plus connue, la plus vue. Choisir la période de la captivité comme temporalité du film, c’est pouvoir enlever à Jeanne d’Arc ce costume si puissamment symbolique. J’ai donc mis de côté cette armure pour aller à la rencontre de la jeune femme qui s’y “cachait”. Ce n’était plus de Jeanne d’Arc dont j’allais m’approcher, mais de Jeanne. Entretien avec Clémence PoésyJeanne d’Arc est un personnage célèbre de notre Histoire et un personnage très aimé par le cinéma et ce, dès les origines. Comment avez-vous appréhendé le fait d’être confrontée à un tel mythe ?
Avant la rencontre avec Philippe Ramos, je ne m'étais jamais penchée sur le personnage de Jeanne d'Arc, qui ne me fascinait pas plus que ça. Ce qui est troublant quand on commence à s'intéresser de plus près au sujet c'est la différence de perception de cette figure en France et à l'étranger... Ayant passé pas mal de temps en Angleterre et aux États-Unis et bercée par une certaine musique anglo-saxonne je savais que pour toute une génération d'auteurs/musiciens, elle avait une aura différente de celle que je sentais ici. Elle gardait une place plus "rebelle".Je pense à Patti Smith qui la cite si souvent, à la très belle chanson de Leonard Cohen que je trouve assez proche finalement de ce que raconte Philippe sur la fatigue et l'approche de la mort. Mes à priori (en tant que française) ont complètement disparu après la lecture du scénario... C'est une vision d'elle très intime, loin des dogmes, de l'héroïsme, de l'histoire des livres. Philippe Ramos est tout près de ce qu'il imagine d'elle dans un moment de doutes... on n'est ni dans les batailles ni au procès... c'est un moment où elle est seule avec Dieu, et ces hommes qui essaient de la détruire ou de la sauver. Plus tard, j'ai vu Capitaine Achab, et ça faisait complètement sens pour moi. Il y avait comme une lignée. Dans Jeanne Captive, Philippe raconte l'histoire d'une femme qui est plus fragile qu'Achab, mais déjà on y retrouve un effet choral "solitaire", des personnages qui chacun dans leur coin construisent l'histoire, les épisodes, un récit qui n'est pas linéaire, la place de l'océan et une héroïne en quête d'absolu. |
|
|