Comment est né le film ?
Au départ, je voulais parler de mon enfance dans les années 60. C’est un sujet très personnel auquel j’avais eu un peu peur de me confronter jusque-là. Mais, avec l’âge, je me suis dit que c’était une telle chance de pouvoir faire un film qu’il fallait que je m’en saisisse pour parler de ce qui me tenait tant à cœur. Je me suis donc lancé dans l’aventure avec mon coscénariste
Olivier Lorelle, avec qui j’avais écrit
L'Autre Moitié. Nous sommes partis de mes souvenirs d’enfance et, au cours des deux années d’écriture qui ont suivi, nous nous sommes dit qu’il était préférable de s’éloigner de la dimension autobiographique et d’ancrer le récit dans le présent. Non seulement le spectateur est plus réceptif à un film qui se déroule aujourd’hui et on savait que le financement serait plus simple à trouver. Par ailleurs, on a pris conscience que les souvenirs pouvaient être un obstacle à l’histoire car il est impossible de coller parfaitement aux événements de sa vie. Du coup, le scénario a pris sa propre logique.