« La bêtise est éternelle », c’est le slogan qui nous est proposé à l’occasion de la sortie de
Johnny English, Le Retour, pâle copie de son précurseur
Johnny English, découvert il y a de cela neuve ans. Malheureusement, si ça fonctionnait plutôt bien dans le premier volet, la bêtise semble avoir pris - pour ce second opus tardif - le dessus sur la subtilité.
Le pire agent de sa majesté reprend donc du service. Quelques années après nous avoir fait découvrir le personnage farfelu de l’agent maladroit Johnny English,
Rowan Atkinson a décidé d’en remettre une couche. Le problème, c’est qu’avec les années, l’agent secret a peut-être pris des rides, mais a surtout perdu de son bagou.
On en vient alors à se demander les véritables motivations d’un tel projet. Un léger vide dans la carrière de l’ex-Mr. Bean ? On aimerait se dire que non, mais au regard de cette plate comédie d’espionnage - annoncée délirante - nous n’avons plus vraiment d’autres choix que de croire en l'appel de l'argent…
Fidèle à lui même, English enchaîne, comme à son accoutumé, gags et stupides maladresses, mais ne parvient pas à tenir nôtre sens de l’humour en éveil. En définitive,
Johnny English, Le Retour restera dans nos mémoires comme un petit divertissement sans piment ni originalité. Ce qui nous horripile cependant, c’est que malgré cette triste déception, impossible de ne pas trouver le personnage toujours aussi attachant !
Audrey Soto