Résumé du film

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SYNOPSIS

Raph et Swan deux voyous attardés traînent à la recherche d’un mauvais coup. Au moment de dérober le sac d’une jeune fille sans défense, Swan commet malgré lui une bonne action. Un objet mystérieux se met alors à briller au-dessus de sa tête… Décidés à faire disparaître cette auréole maudite, Raph et Swan se décarcassent pour trouver le sale coup salvateur : les putes, le vol, la castagne,… rien n’y fait. La nécessité faisant le larron, Raph décide son acolyte à s’offrir en spectacle sacré à la foule des crédules, et se trouve bientôt sponsorisé par le caïd du quartier. Mais tandi que Raph s’imagine déjà riche menant la grande vie en exploitant la sainteté de son copain, Swan découvre l’amour auprès de Camilla. Devenu un homme, un vrai, Swan en perd son auréole. Pendant son temps, le spectacle continue et Raph doit trouver un stratagème pour continuer à faire croire au Saint.


L'AVIS DE LA REDACTION :

JOJO LA FRITE est une sorte de conte de fée au pays des clochards. Drôle et émouvant, ce film constitue un beau mélange entre le rêve et la triste réalité, dans laquelle est plongé l’ensemble des personnages. , le réalisateur, précise : "JOJO LA FRITE n’est pas un personnage du film. C’est un ton, des personnages, un univers, un monde qui est celui du film entre onirisme et hyper-réalisme".
Le film est entièrement basé sur des oppositions et des contrastes. Tout d’abord, on est frappé par le bonheur de Ralph et Swan, qui paraît pourtant inconcevable dans un monde si dur. Il existe également un contraste entre le comique des situations, l’élément fantastique qu’est cette auréole et le réalisme du contexte.
L’amour entre Swan et Camilla semble "décalé". Cette dernière est belle, jeune et innocente, bref c’est une sorte de Cendrillon moderne. Mais, elle tombe amoureuse d’un drôle de prince charmant : pas très beau, gros, plus âgé, fauché et magouilleur.
Enfin, le film est construit sur l’opposition entre l’ange et le diable, le Bien et le Mal. Lorsque le Bien touche ces deux clochards, ils ne s’en réjouissent pas, mais au contraire font tout pour s’en débarrasser, comme si la valeur des choses était inversée.
est parfait dans le rôle du clochard touché par la grâce. Derrière sa carrure imposante, on voit dans son regard toute sa bonté et sa gentillesse.
Sans prétention aucune, exceptée celle faire un portrait drôle et touchant de deux voyous, réalise un deuxième long-métrage réussi et prometteur.

Caroline Mathivet.


ENTRETIEN AVEC LE REALISATEUR :

Intention
« Mon ambition était de mêler un élément fantastique (l’auréole) à un univers traité de manière réaliste. Au-delà de la comédie, le sujet prend alors une dimension onirique et permet de dresser le portrait, que j’espère juste et touchant, de deux voyous à la dérive. »

Effets spéciaux
« Les effets spéciaux ont été intégrés dès l’écriture du scénario pour rendre crédible le postulat fantastique de « Jojo la frite ». Le chois des effets spéciaux numériques associés à des trucages réels renforce la crédibilité de l’auréole qui pousse au-dessus de la tête de Swan et permet au spectateur de vivre avec d’avantage d’intensité les bonheurs et les malheurs de nos héros. »

Comique
« Le comique des situations n’exclut en rien la violence qui constitue le quotidien des deux protagonistes du film. En introduisant un élément nouveau dans leur existence, on perturbe leur équilibre sans rien changer à leur environnement. »

Jojo la frite
« Jojo la frite n’est pas un personnage du film. C’est un ton, des personnages, un univers, un monde qui est celui du film, entre onirisme et hyper-réalisme. C’est également un clin d’œil à un court métrage qui a été à l’origine de cette aventure. »

Emotions
« Le film a un ton de comédie mais j’ai souhaité également faire basculer le spectateur vers d’autres émotions. Je le voulais humaniste mais sans être ni trop cucul, ni trop philosophe ou militant. En fait, c’est un mélange de plusieurs tonalités. Il y a un côté dur car il est ancré socialement. Mais aussi un côté drôle et poétique. Un hommage aux comédies italiennes d’après guerre entre « le Pigeon » et « Miracle à l’italienne ». »


L’AVIS DE LA PRESSE :

Télérama :
« Une petite comédie fantastique-réaliste scintillante, dans la tradition burlesque la plus honnête. Et Jojo la Frite dans tout ça ? »
Isabelle Fajardo (article entier disponible sur le site de Télérama)

CinéLive:
« Sans doute le jeune cinéaste a-t-il espéré renouer avec les satires sociales italiennes, façon saint De Sica (le poétique « Miracle à Milan »). Mais d’une constante maladresse, sa mise en scène en rajoute dans la complaisance et l bêtise crasse. Lévitation garantie pour les accros-masos aux francs nanars, repoussoir pour les autres. »
Laurent Djian (article entier disponible dans Cinélive n°57, page 74)

Première :
« Porté par des comédiens cartoonesques et un onirisme populo-drôle, le long métrage démarre sur les chapeaux de roue, mais sa dimension trop anecdotique ne fait rapidement plu le poids face à la durée qui dure et à l’ennuie qui guette. »
N.S. (article entier disponible dans Première n°303, page 58.)
Sortie en salles le 15 Mai 2002
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