Résumé du film JoshuaDans leur superbe appartement de l’Upper East Side, Brad et Abby Cairn célèbrent la naissance de leur deuxième enfant, Lily. Joshua, le grand frère, ne voit pas l’arrivée de sa soeur d’un bon oeil. D’une intelligence et d’une précocité rares, sa politesse et son calme apparent contrastent fortement avec son âge et masquent à peine la jalousie viscérale qu’il éprouve envers sa petite soeur.
La vie de famille va peu à peu se fissurer. Entre les pleurs incessants de Lily et les travaux de rénovation de l’immeuble, entre l’étrange dépression postnatale d’Abby et les événements troublants que le couple va vivre, l’existence de rêve de la famille Cairn va virer au cauchemar.
Est-ce le fruit du hasard, d’un redoutable concours de circonstances, ou sont-ils la proie d’un esprit maléfique et machiavélique, celui de Joshua ? Les avis sur le film Joshua
Critiques : Joshua -
L'écran fantastique

" Un film d’horreur élégant. "
Gilles Penso (article entier disponible dans L'écran fantastique n°286, page 17)
-
Première

" Une judicieuse utilisation de la musique atonale accentue le malaise tandis que la photo de Benoît Debie exprime, par les cadrages, la lumière et la couleur, une inexorable plongée dans la noirceur. "
G. D. (article entier disponible dans Première n°375, page 65.)
-
Les Inrocks

" Un très bon film d’horreur psychologique… "
Léo Soesanto (article entier disponible dans Les Inrocks n°648, page 46)
-
TéléCinéObs

" Pince-sans-rire, anxiogène et lancinant (…). "
N. S. (article entier disponible dans TéléCinéObs n°2269, page 12)
-
Le Point

" (…) un premier film subtil, dont le mélange d’exploration psychanalytique et d’angoisse se révèle d’une remarquable efficacité. "
F. C. (article entier disponible dans Le Point n°1859, page 102)
Notes de productionCouronné au Festival du Film de Sundance par un Prix de la Meilleure Photo, Joshua a aussi été salué comme l’un des thrillers psychologiques les plus subtils et angoissants du cinéma indépendant de ces dernières années. Construit sur une base plus réaliste que surnaturelle, le film repose sur un habile mélange de drame familial et d’angoisse lancinante. George Ratliff, un réalisateur machiavéliquesJoshua est le premier long métrage de George Ratliff, qui avait précédemment réalisé le documentaire Hell House, qui montre la création par des lycéens pentecôtistes du Texas d’une sorte de maison hantée destinée à effrayer les pécheurs. Fasciné depuis longtemps par les mécanismes de la peur et les histoires de machinations machiavéliques, George Ratliff voulait explorer ces thèmes dans un contexte quotidien et naturaliste. Avec le coscénariste, David Gilbert, il a trouvé l’idée de départ du film en pensant à l’expérience à la fois la plus commune et la plus angoissante qui soit : être parent. Obsession et paranoïa : un cocktail effrayantGeorge Ratliff et David Gilbert ont aussi envisagé leur histoire selon le point de vue de Joshua, dépassant ainsi l’image idéale de la famille riche et heureuse pour montrer l’anxiété, l’obsession et la paranoïa qui rampent parfois dans l’ombre des relations familiales. George Ratliff observe : « Au début du film, la vie de ce couple heureux et de leur nouveau bébé semble parfaite et pleine d’harmonie, mais pour Joshua le tableau est loin d’être aussi idyllique. De son point de vue, tout n’est que chaos autour de lui, sa mère a l’air d’être folle, son père est un arriviste, et il pense qu’il est de son devoir de remettre de l’ordre dans tout cela. » Un monstre de 9 ansLe suspense palpitant du film repose sur le personnage de Joshua ; il fallait donc trouver un jeune acteur capable d’interpréter ce garçon de neuf ans prodigieusement intelligent, et aussi doué en manipulation et en destruction que devant un piano. Ce jeune comédien devait aussi être suffisamment subtil pour que l’on se demande si Joshua est seulement un enfant innocent dans une situation difficile ou un esprit maléfique ayant tout manigancé. Des parents sous pressionFace au comportement étrange et dérangeant de leur fils, qui leur paraissait autrefois être un véritable petit ange, les parents de Joshua sont déroutés. Si, comme leur fils, ils semblent parfaitement normaux vus de l’extérieur, ils cachent en réalité au fond d’eux-mêmes des peurs et des angoisses profondes. Ces personnalités complexes sont interprétées par Sam Rockwell, bien connu pour son travail dans le cinéma indépendant, et Vera Farmiga, récemment révélée par le film de Martin Scorsese Les Infiltres. Tourner à New-YorkLe suspense et l’atmosphère angoissante du film n’allaient pas seulement reposer sur la performance des acteurs, mais aussi sur la représentation physique d’une existence dorée qui est peu à peu envahie par l’angoisse et finit par plonger dans l’horreur. Pour créer cet environnement visuel particulier, George Ratliff a travaillé avec le directeur de la photo belge Benoît Debie, qui a remporté le Prix de la Meilleure Photo au Festival de Sundance pour son magnifique travail sur Joshua. Il a également fait équipe avec la chef décoratrice Roshelle Berliner. |
|
|