Entre poésie et étrange, Fellini propose un film hybride éminemment hypnotique. Le réalisateur donne libre cours à son imagination, et n’hésite pas à utiliser différentes inspirations esthétiques, comme le Japon avec la première séquence.
Juliette des esprits est un film charnière dans l’œuvre de Fellini, puisqu’il s’agit de son premier film en couleurs. Il use des associations colorées pour créer un univers fantasmatique. Pour le maître, " la couleur faisait partie de la trame narrative de l’histoire, elle avait une fonction de fête et de faste ".
Pour la musique de Juliette des esprits, qu’il tourne en 1965, il fait appel à
Nino Rota, son complice de toujours, puisque Rota composa pour Fellini depuis son premier film en 1952, Le Cheik Blanc. Leur collaboration ne se termina qu’avec la mort de Rota en 1979.