Vous qui attendez la suite des aventures de Terminator depuis déjà plusieurs années, vous qui rêvez d’avoir le corps de Monsieur Muscle en travaillant vos pectoraux devant la glace, et enfin vous qui êtes fans de films d’action, de gros bras et d’échanges amicaux à coup de fusil, de laser ou d’épée, cette collection est faite pour vous !
Kalidor,
Terminator 2,
Total Recall,
Le Contrat et
Double Détente sortent aujourd’hui en DVD. Histoire de retrouver un
Arnold Schwarzenegger au meilleur de sa forme…
Enfin l’occasion de revoir l’un des films les plus kitchissimes de Schwarzie dans de meilleures dispositions ! En culotte de cuir toute courte, grosse épée à la main et sourire ravageur sur les lèvres, voilà notre bon monsieur muscle chevauchant à travers les plaines pour aider la belle Sonia la rousse.
La présentation des menus est exemplaire et répond à toutes nos attentes. Le bruit du tonnerre, l’ambiance médiévale, le rouge des écrans, du feu et des cheveux de
Brigitte Nielsen nous ravagent dès les premières minutes. Le navigateur n’est autre qu’une épée de chevalier, le passage des menus se fait par une sorte d’explosion qui balaye l’écran de bas en haut, la musique d’
Ennio Morricone diffère, s’accélère ou se ralentit selon les différents menus… Le tout fait de ce DVD un ensemble vraiment attractif, servant avant tout à retrouver le côté bien kitsch des années 80, ses effets spéciaux phénoménaux et ses bandes annonces qui racontent presque toujours la fin.
Du seul point de vue technique, au delà des costumes en toile cirée ou croûte de cuir des personnages, on a quand même l’impression générale que le film a mal vieilli. L’image a beau avoir été retravaillée, la qualité reste bien aléatoire, le son est bien souvent indistinct. L’ensemble ne sonne pas très juste. On aurait bien voulu sentir l’épée nous frôler le visage, et l’on se retrouve avec une version années 80 remaniée.
Du côté des bonus, un homme aux cheveux blancs,
Richard Fleischer, nous conte ses souvenirs, ses mémoires sur l’ensemble de sa carrière de cinéaste. Il s’attarde en fait fort peu sur le film en lui-même et s’envole dans des discours annexes… Si bien que l’on a parfois du mal à le suivre, tellement cette interview ressemble plus à des pensées mises côte à côte qu’à un véritable reportage. Sans images illustrant ce flot de paroles, elle peut paraître parfois un peu longue. Alors même si
Kalidor n’est certainement pas le film que Schwarzie laissera dans l’histoire, on peut quand même se dire avec un petit pincement au cœur que ce petit bijou de l’Heroic Fantasy aurait mérité mieux.
Aurélie Maulard