Quelle est la première image de Katalin qui vous a traversé l’esprit ?
Cela n’est pas une image de cette femme mais celle d’un film,
Les Chevaux De Feu que Sergei Parajanov a tourné en 1964. L’action se déroule dans un petit village des Carpates et il y a une scène où un gamin cherche désespérément son père, en hurlant son prénom dans la forêt. C’est un cinéma à la fois étrange et exotique, très loin de ce qu’était mon quotidien en angleterre.
Katalin Varga est née de tous ces films d’atmosphère que je dévorais adolescent : Parajanov donc, mais aussi Tarkovski, les frères Quay, etc. J’avais aussi envie de traiter des thèmes classiques de la vengeance et de la rédemption mais à ma façon, c’est-à-dire en prenant le contre-pied des attentes du spectateur.