Quatre ans après La porte du Paradis (Heaven's Gate),
Michael Cimino revient à la réalisation. L'année du dragon, comme de nombreux films du cinéaste, s'attarde avant tout à peindre la quête existentielle de son personnage principal, dominé par ses démons intérieurs et par les souvenirs traumatisants de la guerre du Vietnam. En immisçant le spectateur au cœur d'une culture qui lui est étrangère, grâce à une utilisation subtile de l'iconographie orientale,
Michael Cimino confirme son sens du récit classique, de la grande forme picturale et de l'épopée intimiste. Entre violence et chaos urbain, le cinéaste de Voyage au bout de l'enfer nous entraîne dans un univers tissé de mensonges et de règlements de compte, une quête aride vers la rédemption.