Votre film est adapté du roman de Yoko Ogawa, intitulé L'annulaire. Comment s'est passée la rencontre avec ce livre ?
Lorsque j'ai lu le roman de Yoko Ogawa, j'ai immédiatement été séduite par l'univers prégnant et obsédant de l'auteur, et en même temps troublée par son récit. C'est dans cette séduction et ce trouble que s'est forgé mon désir de films. Tout au long de mon travail d'adaptation, je me suis attachée à traduire ce qui, derrière l'apparence d'une toute jeune femme soumise à l'autorité d'un homme, fait d'Iris une héroïne. À partir d'un rien, un accident de travail qui lui fait perdre un petit morceau de son annulaire, l'équilibre fragile dans lesquels Iris était jusque-là est rompu. Un manque est là qu'il faut nécessairement combler. Iris va devoir se choisir un destin.