Votre film a été conçu avant la crise. A-t-elle une incidence sur sa réception ?
Certainement, car il y a aujourd’hui une forte demande d’explication. Mon film est d’actualité, sauf lorsqu’Omar Aktouf (professeur d’économie et membre du conseil scientifique d’Attac-Québec) évoque les “profits mirobolants” de General Motors, qui entre-temps a fait faillite. Je m’attache à une idéologie plus qu’aux marchés financiers, or on n’a pas l’impression que ses tenants ont été désarmés par la crise. Chez moi, au Canada, le Parti conservateur du premier ministre Harper est très lié au Fraser Institute, l’un des plus grands “think tanks” du pays.