Un film de
Michael Ritchie, avec
Eddie Murphy,
Charles Dance, Charlotte Lewis, randall Tex Cobb.
SYNOPSIS :
Détective privé de Los Angeles spécialisé dans le rapt et les disparitions d'enfants, Chandler Farrell (
Eddie Murphy) est contacté par une secte tibétaine pour retrouver l'enfant sacré qui a été enlevé par les sbires sataniques de Sardo Mumpsa. Il a d'abord du mal à croire la jolie Kee Nang, mais il se laisse convaincre et, après avoir été initié par la mystérieuse Kala et l'honorable Docteur Hong, il se lance dans une lutte particulièrement dangereuse.
NOTES :
Messieurs les Anglais, soyez méchants : Pervers, mais séducteur, violent, mais d’une finesse rare,
Charles Dance prête son talent à l’infâme Mumpsa. Face à
Eddie Murphy, il fait plus que tenir son rang, opposant sa noblesse altière à la gouaille de la black star. Grand acteur du théâtre anglais (il a appartenu à la Royal Shakespeare Company, la plus prestigieuse compagnie britannique) il fait partie de ces comédiens racés, au phrasé impeccable dont les Américains raffolent pour les rôles de "vilains" comme ils disent, dans toute superproduction qui se respecte.
Et c’est lui, grâce à L’ENFANT SACRE DU TIBET, qui a lancé cette mode. Jugez plutôt tous ceux qui ont suivi son exemple : Regardez Jeremy Irons (
Une Journee En Enfer), Alan Rickman (
Robin Des Bois et
Piege De Cristal), Joss Ackland (
L'Arme Fatale 2) Jeremy Northam (
Traque Sur Internet), Ralph Fiennes (
La Liste De Shindler), Kenneth Branagh (Miguelito Loveless dans
Wild Wild West). Et même l’Anglo-indien Art Malik (Aziz dans
True Lies).
Sans oublier, le plus mythique de tous, Anthony Hopkins alias Hannibal Lecter. Ou le plus actif, Gary Oldman, abonné aux participations de vachards dans
True Romance,
Leon,
Meurtre A Alcatraz ou
Le Cinquieme Element.
Charles Dance a été si convaincant qu’il est redevenu méchant face à Schwarznegger dans
Last Action Hero. Comme le dit l’intéressé,
"Il n’y a rien de mieux qu’un bon rôle de méchant pour lancer une carrière". En écho, on pourrait ajouter comme l’expliquait Hitchcock,
"plus réussi est le méchant, plus réussi est le film". En tout cas, il semble que pour le cinéma américain, un psychopathe, un tueur en série, un fou ou un tordu ne peuvent être bien joués que par les acteurs anglais.