Un aristocrate français amoureux de sa patrie d’un côté. Un interprète quadrilingue séducteur et limite mythomane de l’autre. Mettez le tout dans l’Eurostar en direction d’un hôtel londonien. Ajoutez des ex-membres du KGB, des diplomates indiens, des asiatiques armés jusqu’aux dents et des fonctionnaires douteux et vous obtiendrez
L’Entente Cordiale.
Quand le noble plein de principes (François de La Conche alias
Christian Clavier) rencontre le traducteur sans scrupule (Jean-Pierre Moindrau alias
Daniel Auteuil), le duo est plus explosif que comique. Mais ce dernier ne rattrape pas les vides laissés par une narration un peu trop plate qui manque de surprise. Leurs cavalcades à travers les rues et les lieux londoniens s’enchaînent au rythme d’une pseudo course contre la montre. Les rebondissements sont à peine crédibles et les quiproquos entre les deux co-équipiers d’infortune ne font pas toujours rire.
Cette comédie est loin d’être une comédie de référence. Loin de là… Les deux acteurs ont chacun fait des films qui les mettaient plus à leur avantage. Soit dit en passant, le personnage de
Christian Clavier ressemble de près à tous les rôles de faux-riche qu’il a pu interpréter. Quant à
Daniel Auteuil, il est peu crédible en séducteur invétéré que son charme et ses compétences de traducteur sauvent dans presque toutes les circonstances. Peut-être un peu trop sous-joué pour que le spectateur tombe sous le charme…
La meilleure partie du film arrive à la fin avec un dénouement inattendu et donc étonnant. On ne s’y attendait pas, mais on n’est pas réellement surpris pour autant Un épilogue qui ne rattrape cependant pas tous les rendez-vous manqués entre les personnages et les éléments de l’intrigue…
Emilie Chamoreau