Un bonheur de catalogue
À l'origine de
L'été Indien, il y a l'envie de raconter l'histoire d'un homme qui, au fur et à mesure de sa vie, devient tout à fait l'opposé de celui qu'il voulait être, au point d'en devenir violent. L'histoire d'un tourment en somme. Dans le même mouvement, j'entrevoyais un film où l'émotion devait avoir une large place, un film «utilement triste ». Où l’on s’interrogerait à partir d'un sentiment commun à chacun: l'amour. De cette inclinaison est rapidement apparu le drame de René et d'Alice. Histoire d'amour et de destruction, enfouie par les années, et cachée par l'autre histoire, la plus visible, celle d'un père et de sa fille : celle de René et de Suzanne.