Un film de
John Lvoff, avec Jerzy Radziwilowicz et
Maria De Medeiros.
SYNOPSIS :
Cathédrale de Lisbonne. Un couple dans la quarantaine se rapproche d’une fresque, un Jugement Dernier. Soudain un cri résonne. L’homme s’effondre.
Anna, l’épouse, est à l’hôpital face à une femme en blouse blanche. Celle-ci lui explique que son mari a subi un choc, peut-être un syndrome de Stendhal, résultat d’une surcharge émotionnelle due à la vision de trop d’œuvres d’art en trop peu de temps. Elle confie le patient, Paul Marcovic, à une jeune interne, le Dr. Giordano.
Au cours des jours qui suivent, Marcovic révélera au Dr. Giordano un secret qui le ronge depuis très longtemps.
Cet homme se considère comme une victime, elle le considère comme un criminel.
Où est la vérité et qui le jugera ?
FICHE ARTISTIQUE:
Paul : Jerzy Radziwilowicz
Dr Giordano :
Maria De Medeiros
Anna : Danuta Stenka
Wladimir : Zbigniew Zapasiewicz
Dr Figuiera : Isabel Ruth
Augusto : Amandio Pinheiro
Igor : Tomasz Preniasz-Strus
Greory : Arkadiusz Janiczek
L’AVIS DE LA PRESSE :
Les Cahiers du Cinéma :
" Si la situation donne lieu à un renversement des rôles (le tortionnaire soumis à l’interrogatoire), le film ne prend jamais de risque, évite son sujet plutôt que d’aller à sa rencontre et préfère se réfugier derrière des figures morales de mise en scène qui le mettent à l’abri de tout dérapage.
Ainsi le hors-champ pour suggérer les scènes de torture, le champ-contrechamps pour assigner une place à chacun des deux protagonistes et séparer de la sorte deux espaces inassimilables, celui du bien et du mal.
Problème : l’interdiction morale est ici conçue comme un principe rigide et absolu (…). "
Nicolas Azalbert (Article entier disponible dans Les Cahiers du Cinéma n°556, p.116)
Télérama :
" Tout sent d'ailleurs ici la copie impeccablement rendue. Qu'est-ce qui ne va pas, alors ? Les qualités de départ du film se retournent une à une contre lui. La scénarisation minutieuse (en plus de Lvoff, quatre forts en thème dont Pascal Bonitzer s'y sont attelés) devient carcan. L'universalité voulue (le pays de Paul n'est pas identifié, on y parle un russe "générique") renforce la dimension théorique. Le soin porté aux cadrages frise la joliesse.
Quant aux flash-back censés aérer le huis clos et briser la mécanique forcément théâtrale du face-à-face, ils attisent, en toute pudeur et bonne foi, le désir du spectateur d'en savoir (donc d'en voir) davantage. "
François Gorin (Article entier disponible sur le site de
Télérama)
Libération :
" Coécrit à plusieurs mains, notamment par l'acteur Emmanuel Salinger, Pascal Bonitzer et John Lvoff lui-même, l'Homme des foules souffre d'une raideur démonstrative et illustrative dont on sent qu'elle provient d'une volonté d'être scrupuleux et droit. Frontalité, distance, crainte raisonnée du manichéisme n'auront pas suffi à entrer dans les arcanes du mal incarné et dissimulé sous les oripeaux de Monsieur Tout-le-monde. "
Didier Péron (Article entier disponible sur le site de
Libération)