L'homme qui n'a pas d'étoile

    en DVD le 01 Mars 2011
Un film de , avec , et .
Titre original : THE MAN WITHOUT A STAR (Etats-Unis)
Genre : Drame, Western - Duree : 1H30 mn
Distributeur : Swashbuckler Films - Editeur DVD : Sidonis Productions
Sortie à la Vente en DVD le 01 Mars 2011
Sortie en salles le 17 Août 2011
(Reprise, Première sortie en 1955)
Année de production : 1955
Avis spectateurs : 2 étoiles 2.38 / 5 (123 notes)

Résumé de L'homme qui n'a pas d'étoile

Dans une petite ville de l'Ouest, Dempsey Rae et Jeff Simson, son protégé, sont engagés par Strap Davis pour travailler dans un ranch. Sous l'influence de Dempsey, Jeff apprend vite à se servir d'un pistolet…
Le ranch appartient à une femme séduisante, Reed Bowman, qui a l'intention d'engraisser 5 000 bêtes de bétail sur les terres fertiles de la région. Cette décision n'enchante guère Dempsey : lorsqu'un éleveur se montre trop gourmand, cela finit toujours par la pose de barbelés sur la prairie et des bagarres. Et précisément, Reed Bowman vient d'engager Steve Miles comme tueur à gages. Dempsey donne alors sa démission et se réfugie chez Idonee, une femme aux mœurs légères. Mais la bande de tueurs de Miles fait irruption et lui inflige une sévère correction qui réveille ses instincts belliqueux. Il se met alors au service des autres éleveurs dans leur lutte contre Reed Bowman…

Acteurs et Actrices de L'homme qui n'a pas d'étoile

Photos de L'homme qui n'a pas d'étoile (14)

Avis des Spectateurs

Moyenne : 2 étoiles (2.38 / 5)
20 avis 4 étoiles
37 avis 3 étoiles
36 avis 2 étoiles
30 avis 1 étoiles

Notes de Prod. de L'homme qui n'a pas d'étoile

Un western lyrique et sophistiqué

Un des grands westerns des années 50 et l’un des meilleurs films de . À partir d’un superbe script de , ce western lyrique et sophistiqué entremêle trois lignes de force : l’initiation d’un adolescent aux codes de l’Ouest ; les affrontements entre petits éleveurs et adepte de la « pâture libre » ; l’itinéraire tourmenté d’un nomade tiraillé entre son souci d’indépendance, sa haine de la violence et sa sympathie pour les opprimés. Il s’agit d’une réflexion subtile sur les contradictions de l’individualisme, sur le goût de l’aventure et des grands espaces, sur un mode de vie condamné par le progrès et l’avidité de certains possédants. Sous son allure simple et linéaire, l’intrigue amène le héros à comprendre la nécessité d’un monde organisé et même à collaborer avec ceux qui préparent ce monde, tout en restant au plus profond de lui-même un pur individualiste, capable d’aider les colons, non de vivre avec eux. La force « victorienne » du film consiste à montrer objectivement la voie raisonnable tout en amenant le spectateur à s’identifier au seul Dempsey Rae. Elle consiste aussi à faire entendre, au sein de la description d’un caractère picaresque et joyeux, une note de désarroi profondément pathétique. Chemin faisant, Vidor parle également de la violence, de l’érotisme, de la force et de la mélancolie de ces derniers primitifs au cœur encore jeune dans un monde qui commence à vieillir. Le film doit également beaucoup à la personnalité de qui semble être l’auteur de son personnage et interprètera même quelques années plus tard une sorte de suite contemporaine à l’Homme qui n’a pas d’étoile : Seuls Sont Les Indomptés (David Miller, 1962)

Jacques Lourcelles (Dictionnaire du cinéma / Laffont)

Une envolée épique et démesurée

a filmé quelques-uns des plus beaux chapitres de l’épopée américaine moderne que produisit hollywood (Notre Pain Quotidien, 1934 ; An American Romance, 1944 ; Le Rebelle, 1948). Profondément attaché à une vision unanimiste de la société où chaque individu se doit d’être la partie consciente d’un tout orienté vers le bien, il a excellé à saisir les situations et les lieux symboliques où se forgeaient la conscience nationale de son pays. Ses œuvres ont ainsi un caractère symphonique où chaque homme se révèle indispensable au bon fonctionnement de la collectivité, mais où la collectivité en retour se doit d’être attentive au bonheur de chacun. Cette attitude, impliquant des mises en scène importantes (Duel Au Soleil, 1946 ; La Furie Du Désir, 1952 ; Guerre Et Paix, 1956) lui permit de s’adapter au défi du gigantisme dans lequel se lança le cinéma lorsqu’apparut la concurrence de la télévision. À cet égard, l’Homme qui n’a pas d’étoile ne dissimule plus les pulsions, les violences des personnages mais au contraire leur donne une envolée épique, démesurée, insensée capable de leur permettre de conquérir l’avenir….

Frédéric Mitterrand (Les Numéros 1 du cinéma / Fixot)

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