Première « rencontre » avec Romy Schneider
Un jour, à l’époque où je faisais l’IDHEC, à 18 ou 19 ans, je marchais avec des amis intellectuels sur les Grand Boulevards, sous un beau soleil de mai. La discussion était très profonde : l’existentialisme, Cesare Pavese etc... et je vis sur la devanture d’un des cinémas - et Dieu sait combien ils étaient nombreux sur les Grands Boulevards - Sissi avec
Romy Schneider. Je ne sais plus si c’était le premier ou l’un des épisodes suivants. Je laissai en plan mes amis stupéfaits et me ruai pour le voir. Encore aujourd’hui, je regarde ces films de Ernst Marischka avec énormément de félicité. Et Romy, qui avait fait alors des petites choses assez bourgeoises, « en soquettes blanches » comme on dit dans mon pays, était un petit phénomène en passe de devenir un grand phénomène de cinéma grâce à deux personnalités : Luchino Visconti avec qui elle tournera Ludwig, le crépuscule des dieux et Claude Sautet à qui elle doit deux ou trois de ses meilleurs films.