Le retour de notre super-héros-géant-vert préféré dans une histoire qui se déroule cinq ans après celle du
Hulk vert fluo d'Ang Lee.
Pour le coup, on sort agréablement surpris de ce nouvel Hulk qui se distingue nettement des autres films de super-guignols moulés, slippés, capés ou collantés qui submergent les écrans ces dernières années.
On retrouve un Bruce Banner usé, en fuite, qui cherche à se débarrasser de l'alter ego vert qui lui abîme ses vêtements. Il pense être à l'abri de l'armée américaine mais, un jour, quelques gouttes de son sang tombent dans une bouteille de boisson au guarana. Et là, c'est le drame. Le pauvre vieux monsieur qui la boit se trouve encore plus énergisé que s'il avait pris un cocktail amphet-cafeine-viagra. Du coup, les méchants qui poursuivent le gentil Bruce réussissent à le localiser et le gentil Bruce est contraint à une course-poursuite qui va lui faire perdre son pourtant légendaire self-contrôle et le pousser à se transformer en vilain vilain Hulk.
Un début de film réussi qui se voit terni par une suite un peu rapide, et quelques scènes un brin caricaturales. On pense notamment aux séquences romantico-sentimentales dont on se serait passé, et à un moment d'anthologie où le pauvre
Tim Roth, brisé en mille morceaux, se répare tout seul comme un grand et ouvre un œil vengeur (à mourir de rire).
Mais vu qu'on découvre enfin comment le pantalon de Bruce Banner fait pour ne pas exploser quand il se transforme en Hulk, on veut bien pardonner ça à
Louis Leterrier ! On ira même jusqu'à lui dire que son film est plutôt pas mal, mais que l’on aurait bien aimé qu'il développe un peu plus les intrigues et les personnages secondaires. Pour le reste, rien à redire.
L'image est soignée, la musique colle bien au film et les passages (volontairement) humoristiques ponctuent agréablement un scénario qui a cherché à rendre une dimension psychologique à son personnage principal.
Enfin,
Edward Norton, qui nous prouve décidément sa crédibilité dans à peu près n'importe quel rôle, dispose d'un avantage de taille par rapport au Bruce Banner du précédent opus : plus de deux expressions faciales à son répertoire.
Stéphanie Munier