D'un côté, il y a
Frédéric Diefenthal, acteur reconnu qui pour une fois lâche son costume de flic (TAXI, DEDALES, SIX PACK) mais garde celui du looser naïf un peu lunaire qui lui colle à la peau. De l'autre,
Titoff, comique sur scène, à la ville mais pas trop à l'écran, qui a fait quelques progrès notables depuis son passage dans GOMEZ ET TAVARES. L'un est un paumé toujours à côté de la plaque, l'autre drague, accumule les galères et les bonnes combines pour s'en sortir à moindre frais. Rien en commun a priori entre ces deux faux frères, mais la vie fait bien les choses et les rend inséparables. L'amour et l'amitié triomphe toujours !
Basé sur l'éternel duo de comique, L'INCRUSTE se donne des airs de
Michel Blanc ou
Patrice Leconte mais n'apporte finalement rien de nouveau au genre déjà bien développé. Enchaînement de quiproquos lourds et de blagues où le vent souffle fort, l'histoire tient sur deux bouts de papier écrit en grosses lettres, la mise en scène frôle l'amateurisme et le jeu d'acteur laisse à désirer. Mais après un début lent et sans surprise, l'intérêt s'installe enfin grâce au caractère attachant des personnages. Car à défaut de dynamite, le duo fait exploser quelques pétards. Un peu récalcitrant au départ, on finit par partir à l'aventure à la suite de ces deux zigotos. Avec en bonus une chanson interprétée par
Frédéric Diefenthal himself !
Le film de
Corentin Julius et
Alexandre Castagnetti tente donc de se taper l'incruste au côté des grandes comédies françaises des années 80. Mais bien loin des mythiques LA CHEVRE, MARCHE A L'OMBRE, LA GRANDE VADROUILLE ou LES COMPERES, L'INCRUSTE ressemble plus à un film de potes, fait entre potes et pour des potes. A voir en groupe et bien luné.
Aurélie Maulard