Dernière des cinq grandes Majors hollywoodiennes à naître, RKO fut aussi celle qui disparue le plus vite, en 1955.
Fondés en 1928, les studios RKO étaient à l’époque, comme le soulignait Jean Renoir qui avait tourné pour eux VIVRE LIBRE en 1943, peut être la seule Major qui acceptait que l’on prenne des distances avec les normes de réalisation hollywoodiennes.
Elle compte ainsi à son catalogue quelques grands chefs d’œuvre du cinéma hollywoodien, comme L’IMPOSSIBLE MR BEBE ou LA SPLENDEUR DES AMBERSON, mais aussi des films moins connus aux affiches toutes aussi alléchantes : Ginger Rogers, James Stewart,
Cary Grant, Katharine Hepburn, Kirk Douglas ou John Wayne figurent parmi les acteurs des films édités ce mois-ci, réalisés par des grands cinéastes tels qu’Orson Welles, Howard Hawks, Jacques Tourneur ou Nicholas Ray.
Fort des succès de ses deux premières vagues, les Editions Montparnasse propose quinze nouveaux titres (dont 4 inédits en dvd) dans sa Collection " Classic de poche RKO ", en référence aux boîtiers extra-fins dans lesquels les dvd sont proposés. Vous pouvez ainsi vous offrir des grands classiques des studios RKO dans des éditions esthétiquement et financièrement très alléchantes…
Aucune restauration majeure n’a eu lieu sur les films, seuls les contrastes ont été un peu renforcés et les défauts de son atténués. Les prestations techniques sont donc très variables selon les œuvres qui devraient néanmoins combler tous les cinéphiles collectionneurs… Comme sur les précédents titres de la collection, vous trouverez, en bonus, une courte présentation de chaque film par Serge Bromberg qui les replace dans leur contexte historique, cinématographique et dans la carrière des réalisateurs et acteurs. Pour moins de 15 euros, que demander de plus ?
L’Or et la femme
L’OR ET LA FEMME, qui fut, à sa sortie en 1937, le plus gros échec commercial de l’année pour la RKO, est le film le plus ancien de cette troisième vague de la collection. Et si l’image ne semble pas si vieille, la bande-son, elle, s’en ressent, présentant des voix souvent étouffées et peu distinctes. A noter un passage chanté de bonne qualité (Chapitre 4).
Amélie Chauvet