Votre parcours de scénariste et de réalisatrice est atypique. Comment, de votre formation en relations internationales, en êtes-vous arrivée au cinéma?
Depuis que j’ai vingt ans, je suis investie dans l’humanitaire et le social. J’ai commencé à travailler sur le développement de financements d’ONG comme
Médecins du Monde ou
Handicap International: je mettais en avant leurs missions mais aussi les parcours singuliers de personnes aidées. Dans ce travail, les histoires, les trajets des gens sont souvent incroyables, parfois même romanesques. Puis j’ai rejoint le
Secours populaire, où mon rôle était de concevoir et d’organiser des événements culturels, de rendre la culture accessible à des gens qui d’habitude n’y ont pas accès. L’aspect d’organisation s’est avéré très utile quand je suis passée à la réalisation. En parallèle, je suivais des cours de théâtre. J’ai eu beaucoup de plaisir à travailler sur des personnages de Shakespeare, Brecht, Tchekhov, leur donner vie, leur inventer un passé.