Résumé du film La CalifornieIl y a eu un crime, là-haut, dans la villa.
Depuis longtemps, rien ne peut séparer Mirko et Stefan.Les voici sur la Côte d'Azur. Ils n'ont rien, ils battent le pavé. Mais ils se débrouillent, se font vigiles, videurs. Ils sont ensemble.
A la sortie d'une discothèque, ils ont rencontré Maguy, une femme qui sort et boit beaucoup, qui claque beaucoup d'argent. Elle vit là-haut, dans une villa luxueuse de super-Cannes.Elle entretient une poignée de gens, sa copine et souffre-douleur Tanya, et un couple de garçons, Francis et Doudou. Maguy prend Mirko et Stefan à son service. Ca veut dire : s'occuper de la maison, faire les courses, entretenir le bateau. Ca peut aussi dire que Mirko couche avec Maguy.
Hélène, la fille qui Maguy n'a pas élevée, arrive dans la villa. Elle ne vient pas se plaindre, demander des comptes. Entre Maguy et Hélène, Mirko et Stefan, va s'instaurer un jeu de désir qui les met en danger. Les billes du jeu s'entrechoquent et libèrent des passions violentes. Rien ne protège plus ces vies qui ont refusé la norme.
Ce crime, là-haut, dans la villa, chacun aurait pu le commettre. Même s'il n'y a pas d'issue, il faut aller jusqu'au bout de soi. Galerie Photos : La CalifornieLes avis sur le film La Californie
Critiques : La Californie -
Le Point

" (…) La fiction entraîne toutefois dans son rythme lancinant, sa violence sourde, son charme venimeux. "
O.D.B. (article entier disponible dans Le Point n° 1779, page 174)
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Paris Match

" Interprétation de choc, photographie soignée, histoire forte et étude de mœurs originale (…). "
Alain Spira (article entier disponible dans Paris Match n°2997, page 46)
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Première

" (…) Malgré ses faiblesses et ses tremblements (…), le film enroule dans son charme noir et ambigu (…) "
Olivier de Bruyn (article entier disponible dans Première n°357, page 109.)
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Le Parisien

" (…) Des portraits humains et sensibles. "
A.G. (article entier disponible dans Le Parisien du 25/10/06)
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Positif

" (…) Fieschi démontre dans ce premier film comme réalisateur non seulement son aptitude à diriger des comédiens, mais aussi son aisance à mettre en scène une histoire forte, à faire vivre les tensions entre les personnages, à donner vie à un cadre singulier (…) "
J.A.G. (article entier disponible dans Positif n°548, page 48)
Caractéristiques du DVDImage : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 – Format 2.35
Son : Dolby Digital 5.1 et 2.0 Français
Bonus :
- Jacques Fieschi, vivre le cinéma : Making of incluant des scènes coupées (26 minutes) Notes Techniques| Son | Image | Packaging | Menu | Bonus |
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Entretien avec le réalisateur, Jacques FieschiPour votre premier film, vous préférez adapter un roman de Georges Simenon, plutôt que de puiser dans votre histoire personnelle. Expliquez-nous ce choix.
Qu’il soit personnel ou adapté d’un livre, un film est avant tout la rencontre avec un sujet. Le choix d’adapter ce roman-là, pas un autre, relève pour moi d’un désir très intime, d’une adhésion très forte pour les personnages, une proximité avec eux, une envie de les côtoyer. Simenon, c’est Maurice Pialat qui me l’a fait autrefois découvrir, en me faisant lire Les Complices. Ensuite j’ai continué à lire beaucoup de Simenon. J’aimais beaucoup, j’étais fasciné, mais ses romans me paraissaient surgir d’une France d’autrefois, avec des moeurs et des mythologies datées. Entretien avec Nathalie BayeQuand vous avez lu le scénario, avez-vous eu peur d’interpréter un personnage aussi désinhibé et fantasque, constamment au bord de la violence ?
Quand les personnages sont incroyablement bien écrits et construits, avec des scènes fortes, cela facilite le jeu du comédien. En lisant son scénario, j’ai immédiatement compris Maguy, avec l’impression lointaine de la connaître. La difficulté pour une actrice, ce n’est pas la violence ou l’ambivalence, c’est jouer un personnage sans couleur, dont la construction n’est pas finie. Être multi-facette, au contraire, c’est très séduisant. Je ne peux pas avoir peur de cela, car c’est exactement ce que je désire. Entretien avec Roschdy ZemLa première chose qu’on a envie de vous demander en voyant le film, c’est comment vous avez réussi à jouer en serbe avec autant d’aisance ?
Je me suis contenté d’apprendre les mots du film pour me concentrer principalement sur la question épineuse des intonations. Pour être crédible, le plus important est d’avoir un bon accent. Au départ, j’en étais arrivé à dérouter toutes mes partenaires féminines. Il a fallu qu’elles m’apprivoisent avec ma nouvelle voix. Entretien avec Ludivine SagnierDans le film, le rapport d’Hélène et de sa mère est très surprenant. Comment expliquez-vous que votre personnage ne provoque jamais de crise directe avec elle ?
En arrivant dans la villa, Hélène semble bloquée. En fait, c’est un personnage qui se protège. Je me suis imaginé qu’elle avait fait un travail analytique en amont, qui avait su lui donner une distance par rapport à son histoire. Elle s’est interdite d’être à fleur de peau, pour ne plus jamais être brisée. Elle a fini par accepter mentalement l’idée d’avoir été abandonnée par sa mère. Comme les enfants vulnérabilisés très tôt, elle s’est endurcie. Aujourd’hui, quand elle découvre la détresse de sa mère, elle s’installe immédiatement dans une dynamique de pardon, car sa personnalité est très fine pour son âge. Entretien avec Mylène DemongeotDans le livre de Simenon, le groupe qui se forme autour de l’héroïne Jeanne (dans le film, Maguy) n’a rien de comparable avec celui de La Californie. Katia est clairement une invention du cinéaste. D’où vient-elle pour vous ?
Je crois me souvenir que Jacques Fieschi a écrit ce personnage en se servant de choses qu’il connaissait de moi. D’ailleurs, nous avons trouvé son nom ensemble. |
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