La Capture est votre troisième film. Pourquoi l’aborder avec un sujet aussi difficile que la violence conjugale ?
Je ne crois pas qu’il y ait de sujet facile ou difficile, c’est le regard que l’on porte qui compte. Rose, mon héroïne, a 20 ans. Elle est née et a grandi dans une famille sous le joug de la violence à cause d’un père tyrannique. C’est une jeune fille qui refuse d’être victime, contrairement à sa mère. Je dresse le portrait juxtaposé de deux femmes, l’une soumise, l’autre animale, à l’instinct préservé. Le malheur, aussi grand soit-il, n’est pas une fatalité, il peut rendre plus fort.